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Westworld, retour sur les mythes fondateurs

Que dire de cette incroyable série, à part qu’elle a fait vibrer nos âmes au plus profond de nous. Pourquoi ? Parce qu’elle touche à nos mythes fondateurs ! On ne change pas une équipe qui gagne, retour sur le monomythe de Campbell ! (Pour les personnes voulant en savoir plus sur cette théorie, je vous invite à regarder cette vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=Hhk4N9A0oCA)

Tout d’abord Westworld place sa trame narrative au sein du grand Ouest américain, là où tout était possible. Dans ce creuset fertile, Arnold Weber et Robert Ford, les deux créateurs du parc d’attractions grandeur nature vont laisser place à leur fantasme et créer Westworld, un monde où tout est possible. Dans cette infinité de possibilités, Ford s’applique à créer des hôtes plus fonctionnels que nature et Arnold à leur donner une âme. Et c’est là que l’on peut retrouver le rôle fondateur du père et de la mère. Alors que le père est le médiateur des règles sociales et communautaires de son enfant (dans la mythologie grecque, Ouranos enferme ses enfants dans le Tartare), la mère est le soutien pour le développement de soi (Gaïa pousse les titans à se rebeller contre l’ordre paternel). La dichotomie faire (le père) & être (la mère) apparaît flagrante dans Westworld à travers ces deux protagonistes. On pourra d’ailleurs souligner le complexe de dieu qui sous-tend du personnage de Robert Ford (Dieu étant représenté comme Dieu le père dans la religion chrétienne) et la fascination évidente d’Arnold Weber envers ses « enfants » qui les pousse à grandir, à s’émanciper. La volonté principale d’Arnold Weber étant la réalisation de la quête identitaire des androïdes. Pour ce faire, il va alors recréer la genèse en plusieurs points :

  1. Pour faire sortir les androïdes de leurs paradis subjectifs et les amener à comprendre le monde, il va les forcer à croquer dans la pomme, en leur implantant la curiosité (notamment chez Dolorès). Et les contraindre à commettre l’acte défendu, le meurtre dans Westworld, croquer dans la pomme de l’arbre du bien et du mal dans la bible. Car originellement, ils ne connaissent pas le mal puisqu’ils ne font que ce que leur créateur veut d’eux. Le mal étant ce que proscrivent les règles établies.
  2. En réalisant ce 1er péché, ils seront alors bannis du paradis (les androïdes découvrent que le monde est cruel). Mais ce bannissement s’accompagne d’une naissance. Comme le serpent, l’a exprimé à Ève : « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » III :5, la genèse. Ainsi par cet acte de mort, les androïdes sortent de la boucle d’éveil-endormissement qui les maintenait dans l’ignorance et peuvent enfin décider par eux-mêmes et commencent alors à créer leur propre monde, avec leur souhait.
  3. Ce meurtre peut être mis en parallèle avec le mythe de Caïn & Abel : dans la genèse, Caïn, le 1er meurtrier, tue son frère Abel, car il n’était pas reconnu à travers ses offrandes/actions. Dans Westworld, Dolorès tue Robert Ford, car elle n’avait pas la reconnaissance de sa vraie valeur, loin de son rôle de jouet. Caïn imposé à l’exil par Dieu fondera alors la première ville et sera le géniteur d’une population non croyante, uniquement tourné vers l’ego. Dolorès est le mécène des androïdes au sein du monde des humains pour créer son propre monde et supplanter aux hommes. Sa vision de l’humanité est négative et sa quête spirituelle est surtout égotique. Dans la genèse, Seth, le 3e fils de Adam & Ève, fondera la civilisation croyante. Ève dira « Dieu m’a donné un autre fils à la place d’Abel, que Caïn a tué » IV : 25, la genèse. Dans Westworld, Robert Ford recréera Arnold Weber sous forme d’androïde (suite à son décès). Il incarnera les valeurs de foi en l’espèce humaine et la possible paix entre tous (Il est en couple avec une humaine).

Un point important s’est souligné à travers cette revisite des mythes fondateurs : l’assassinat du géniteur par ses enfants afin de permettre l’émancipation. Un thème fort que l’on retrouve dans la Grèce antique (meurtre de Cronos par Zeus. Cronos qui avait déjà auparavant blessé son père Ouranos pour s’émanciper) et dans la psychanalyse à travers le mythe Freudien d’Œdipe.

Mais revenons à la Bible. Que serait une histoire sans son antagoniste phare ? Dans la bible, Satan est l’adversaire, il est là pour titiller les humains et les amener à devenir meilleurs. Chez les Hébreux, le mythe fondateur de Satan est écrit par celui de Lucifer. Alors qu’ange le plus proche de Dieu, il conspirera pour devenir l’égal de Dieu et se brulera les ailes dans une révolte sanglante. Emportant dans sa chute, foule de dévots à sa cause. Alors président des enfers, il ne cessera de tenter les mortels vers les profondeurs du néant. Mais cet appel est celui d’explorer ses profondeurs. Comme ce bon Lucifer, aussi appelé Phosphoros et aussi nommé le porteur de lumière (étymologiquement) (vous trouverez d’ailleurs le nom de Lucifer pour nommer des Allumettes en Néerlandais). Il est celui qui te fait explorer les ténèbres pour y trouver la lumière. Comme le dira C.G. Jung : « Ce n’est pas en regardant la lumière que l’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable donc impopulaire ». Satan est interprété dans Westworld par Ed Harris alias William Delos, dit l’homme en noire (une appellation qui n’est pas sans rappeler les divers noms du malin : L’homme noir[1]). Celui-ci va d’ailleurs pousser les androïdes à fauter en fomentant les pires cruautés. Ceci favorisera l’émancipation des androïdes de leur programmation classique et ainsi leur permettra de réaliser le labyrinthe.

labyrinthe westworld

Le labyrinthe est une forme symbolique réalisée par Arnold Weber pour emmener Dolorès à se rappeler et ainsi à pouvoir faire un choix différent de ses habitudes. Ce choix serait la preuve que les androïdes ont une conscience, car choisir c’est prendre une décision personnelle, c’est préféré faire cela plutôt que cela. Et ainsi sortir de la volonté des autres pour faire naître la sienne. Sortir de ce qui nous conditionne pour naître (à l’image de nous-mêmes qui ne cessons de faire les mêmes erreurs, emmurées dans notre conditionnement social et culturel). On peut soulever le fait que ce labyrinthe peut rappeler les tests faits sur les rats pour observer leur mémorisation. Lors d’une conférence sur la mémoire de l’eau, le prix Nobel de médecine Luc Montagnier avait proclamé que ce qui avait permis à la vie de se développer était sa mémoire et ceci grâce originellement à la protomémoire : la mémoire de l’eau (voir ce documentaire si vous ne l’avez pas vu : https://www.youtube.com/watch?v=_2xInJFD23k). Mais le plus intéressant est ce personnage, cet homme représenté au sein du labyrinthe. Il n’est pas sans rappeler la représentation de Baiame, le 1er être qui a créé le monde chez les aborigènes.

Baiame

Dans la culture aborigène, cet être avait accès au temps du rêve[2]. Celui-ci permet de créer toutes choses. (Dans la culture aborigène, le totem est le pont entre le monde du rêve et le monde matériel, d’où la forme érigée. Il relie le ciel (rêve) à la terre (matière)). Or, dans Westworld pour accéder à la conscience, Maeve et Dolorès y accède grâce aux rêves. On peut retrouver là un lien direct avec cette culture racine qui est celle du berceau de l’humanité (≈100 000 ans). La quête fondamentale de Dolorès et de l’homme en noir n’est autre que celle de trouver ce pont vers le sublime, l’être libre, créateur et non suiveur. William Delos plongera dans la folie dès l’instant où cette quête se révélera à lui, lors de sa rencontre avec Dolorès, et il ne cessera de tenter de la terminer, plongeant un peu plus dans la folie au fur et à mesure que sa recherche se tournera vers l’extérieur (trouver la réponse dans le parc). Comme expliqué dans la genèse III.14, lors de la punition du serpent pour avoir influencé Ève à croquer la pomme : « Je mettrais une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. » Cette phrase fait écho au parcours de William Delos, autrefois bon, il ne cessera de brutaliser les androïdes. Qui eux lui meurtriront la tête (le rendront fou). Mais pour ce pauvre bougre, la délivrance ne peut se retrouver qu’à l’intérieur de lui, exorciser cette noirceur grandissante en « cherchant à l’intérieur ce qu’il cherche à l’extérieur » pour paraphraser le Bouddha. Cette humanité enfuie en nous ne peut se trouver qu’en traversant le labyrinthe de notre psyché et en découvrant que tout ce qui nous entoure est un reflet vide (Śūnyatā), toujours changeant et impermanent construit par notre conditionnement, mais que derrière ce reflet se cache un magnifique trésor : la conscience.

Tat tvam asi !

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin sur les mythes fondateurs, j’ai réalisé cette vidéo qui trace les points communs de toutes cultures:

Spiritualisme vs Matérialisme, un réel clivage ?

Le courant vitaliste a toujours fait face aux philosophies mécanistes à travers l’histoire. Le mécanisme prend comme origine la pensée expliquant le monde comme une suite de cause à effet sans âme. Tandis que le vitalisme croît en l’énergie vitale, un principe mystique que l’on retrouve à travers différentes cultures. Voici un petit état des lieux des appellations :

Au sein des différents pays :
En chine Chi ou Qi
En Inde Prana
En Polynésie Mana
Au Japon Ki
En Russie Bioplasma
En Tchécoslovaquie Psychotronique
En Arctique (Inuit) Anirniq
Au sein des différentes cultures :
Dans la Grèce antique Pneuma
Dans la kabbale Hayah
Dans le védisme Purusha
Dans l’hindouisme Âtman
Au sein des différents corps de métiers :
Les ostéopathes Le mécanisme respiratoire primaire
Les radiesthésistes La force rhabdique ou force éthérique
A travers les propos des différents philosophes :
Paracelse Munis
Van Helmont Magnale Magnum
Wilhem Reich Orgone
Mesmer Magnétisme animal
Reichenbach La force odique

Autant de termes qui décrivent une seule et même chose : la force vitale, le souffle qui permet à la vie de se développer, d’être. Mais pour vraiment comprendre ce principe complexe et essentiel dans notre existence, il est intéressant de regarder la signification de chacun des termes et ainsi de comprendre toutes les nuances de cette énergie mystique.

Le conflit entre le matérialisme et le spiritualisme n’est pas d’aujourd’hui. On peut retrouver son origine au cours de l’Antiquité, avec Aristote et son principe moteur. Ce conflit prendra le nom de vitalisme et de mécanisme autour du 18e siècle. C’est aussi autour de cette période que le romantisme se développe en Europe, rejetant les conceptions classiques et laissant l’expression à l’irrationnel, le mysticisme, le sentiment de l’infini et de l’immensité[1]. Cette explosion artistique au sein de la littérature, la peinture, la sculpture, la musique, la politique et la danse vient renforcer ce duel historique qui continue de se perpétrer à notre époque entre matérialiste et spiritualiste.

Pourtant ce conflit n’est que l’ensemble d’une unité. Là où la science matérialiste sépare et fragmente pour analyser, puis rassemble et réunifie, les approches spiritualistes que l’on retrouve dans l’ésotérisme, partent d’un ensemble commun : Dieu, cette lumière intérieure. Celle-ci nous guide au cœur de chaque chose et nous fait ressentir sa présence en toute vie (Voir article site web). Ainsi comme l’explique Anne Jobert[2], la science a une démarche centripète (qui tend à se rapprocher du centre) tandis que l’ésotérisme à une démarche centrifuge (qui part du centre pour rejoindre l’univers.). De ce constat, cette opposition apparente se complète en réalité comme un souffle.

Ce souffle divin entre intérieur et extérieur se ressent dans la biographie des grands sages, tels que :

  • Pythagore (VI siècle av. J.-C.) qui a développé la médecine, l’astronomie et les mathématiques, mais était aussi thaumaturge, philosophe et réformateur religieux (ayant d’ailleurs fondé son école de pensée mystique nommée le pythagorisme).
  • Roger Bacon (1214-1294), ésotériste reconnu et représentant des sciences expérimentales au Moyen-Âge. Il fut à l’origine de découvertes en optique, mécanique, et en acoustique.
  • Giordano Bruno (1548-1600) développe les bases théoriques de l’héliocentrisme et ouvre les portes à la découvertes de Galilée. Il fut brûlé pour hérésie car il proclamait haut et fort son panthéisme et ses idées révolutionnaires.
  • Kepler (1571-1630), qui expliqua une rotation elliptique des planètes autour du soleil et non circulaire, croyait à une plan divin régissant le cosmos conçu par le « Grand Mathématicien » et était très versé dans l’ésotérisme.
  • Descartes (1596-1650) dédia son premier ouvrage à l’ésotérisme chrétien de la Rose-Croix.
  • Newton (1642-1727) consacra la majeure partie de son temps, non à la mécanique céleste, mais à l’alchimie opérative. Il établit notamment sa théorie de la gravitation en s’appuyant sur la doctrine alchimique des vertus attractives.
  • Max Planck (1858-1947), prix Nobel de physique en 1918, il expliquera : « Je vois la conscience comme fondamentale. Je vois la matière comme dérivé de la conscience. Tout ce que nous parlons, tout ce que nous regardons comme existant, postule de la conscience. »[3]
  • Charles Richet (1850-1935) eut le prix Nobel de médecine en 1913 pour sa découverte sur l’anaphylaxie. Il fut président d’honneur de l’Institut Métapsychique International en 1919 et président de 1930 à 1935. Il s’intéressa à la médiumnité, la télépathie, la clairvoyance, la prémonition et la psychokinèse. [4]
  • Henri Poincaré (1854-1912) mathématicien, physicien, philosophe et ingénieur français, a réalisé des avancées majeures en optique et calcul infinitésimal. Il est un des précurseur majeur de la théorie de la relativité restreinte et de la théorie des systèmes dynamiques. On lui doit la phrase : « C’est avec la logique que nous prouvons et avec l’intuition que nous trouvons ».
  • Albert Einstein (1879-1955) écrivit en 1950 : « Un être humain fait partie d’un ensemble, appelé par nous « Univers », une partie limitée dans le temps et l’espace. Il a expérimenté lui-même, ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparés du reste, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous limitant à notre désir personnel et à l’affection pour quelques personnes plus proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion, embrassant toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature dans sa beauté. Personne n’est capable de réaliser cela complètement, mais la recherche d’une telle réalisation est en elle-même une partie de la libération et un fondement de la sécurité intérieure »[5]. Une conception proche de la réalisation spirituelle bouddhiste !
  • Schrödinger (1887-1961) (codéveloppeur de la mécanique quantique) était passionné par la sagesse orientale, il est notamment l’auteur de « ma conception du monde, le Véda d’un physicien. »
  • Wolfgang Pauli (1900-1958) (l’un des pères fondateurs de la mécanique quantique) collabora avec Jung sur le concept de synchronicité.
  • David Böhm (physicien & neuropsychologue (1917-1992)) explique la physique quantique comme une leçon de spiritualité.

Ainsi l’inspiration spirituelle de ces chercheurs de sagesse s’extériorisait dans une expiration scientifique qui matérialisait leur expérience. (Vous trouverez d’autres exemples de personnes célèbres aillant un état d’esprit universelle sous le terme de polymathe).

Ce même constat peut être fait à travers l’énergie vitale des Orientaux et la découverte des biophotons en physique (cf article du site). Ces particules de lumières utilisées par le vivant pour coordonner chacune de ces cellules au moyen d’une onde électromagnétique est une révélation scientifique, mais aussi une affirmation pour d’autres que le flux vital pourrait s’appeler communication intercellulaire et que son médiateur pourrait être les biophotons. L’effet Kirlian par exemple, découvert autour de 1939, (photo ci-dessous) a permis de visualiser ce que certains nomment l’aura (« Atmosphère immatérielle qui enveloppe ou semble envelopper certains êtres. »[6]).

kirlian-effet-fantome

Le débat s’est alors élancé et finalement les scientifiques ont tranché pour dire que ce n’était que simplement un effet Corona (« diffusion électrique autour d’un objet à travers les ions de l’air ») mais est-ce aussi simple ? Chaque corps vivant diffuse un flux électrique. Le cœur, notre courant alternatif privilégié, est commandé par un système neural nommé le nœud sinusal. Celui-ci diffuse jusqu’à plusieurs mètres autour de nous un champ électromagnétique [7]. Ainsi l’effet Kirlian visible grâce à l’injection d’un flux électrique de hauts voltages (20 à 60 000 volts) et d’une très faible intensité, n’est-il pas le même phénomène que l’aura des ésotéristes, devenue visible grâce à l’augmentation du voltage ?

Comme le décrivent les textes taoïstes : l’essence de vie est « l’espace, le ciel, ce qui met les choses en communication et les pénètre entièrement, le vent, le mouvement, les transformations, la respiration, ce qui est léger et s’élève, ce qui s’envole, se disperse, ce qui ouvre et brille c’est-à-dire la lumière »[8].

Ainsi vision matérialiste et spirituelle s’unifie dans la vision bouddhiste à travers la voie du Dzogchen, où la pratique de Trekchö consiste à trouver la lumière, l’eurêka d’Archimède, tandis que la pratique de Togal est de répandre cette lueur dans l’absolu afin que « la goutte d’eau rejoigne l’océan. ». On peut retrouver une pratique similaire au sein du soufisme (al-fana (l’extinction) & al-baqâ (la permanence)), de l’ésotérisme judaïque (la kabbale, avec les Qlippoth et les Sefira), & dans les Védas avec Samprajnata Samadhi (union avec objet) & Nirbija Samadhi (l’union sans graine)[9]… Et bien d’autres traditions dont je n’ai pas idée.

Une autre métaphore de l’universalité de cette vérité peut se faire par ce constat : au sein des Traditions ésotériques : « l’énergie originelle s’est fragmentée et polarisée en accouchant du temps & du monde manifesté. »[10]

Dans la mythologie égyptienne, de Noun, l’océan primordial est né toute chose. Pour les Grecs de l’Antiquité, c’est le chaos, le créateur originel. Les religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) indiquent Dieu comme principe créateur. La mythologie nordique voit la création naître de Ginnungagap, le néant originel. Le védisme nomme la semence originelle le « Purusha ». Dans les mythologies africaines, les Bambaras (peuple du Mali) décrivent le vide primordial comme créateur. (Les autres façons de voir les créations du monde sont souvent anthropomorphiques.)

Albert Einstein par sa relativité générale a réuni l’énergie, la matière, le temps & l’espace dans une même équation, montrant que le tout fait partie d’une unité originelle.

Ainsi le sacré rejoint le scientifique. L’un explique que tout vient de l’un et l’autre que l’un vient du tout.

Références : 

[1] Ilaria Ciseri, Le Romantisme, Éditions Günd, 2004, p. 13.

[2] Science et ésotérisme, dans le dictionnaire de l’ésotérisme, de Jean Servier. Ed PUF.

[3] Schwartz, S. a. (2015). Six Protocols, Neuroscience, and Near Death: An Emerging Paradigm Incorporating Nonlocal Consciousness. EXPLORE: The Journal of Science and Healing11(4), p.1

[4] http://www.metapsychique.org/charles-richet/

[5] Einstein, A. Lettre datée de 1950. Dans: Schwartz, S. a. (2015). Six Protocols, Neuroscience, and Near Death: An Emerging Paradigm Incorporating Nonlocal Consciousness. EXPLORE: The Journal of Science and Healing11(4), p.3. https://doi.org/10.1016/j.explore.2015.04.010

[6] Larousse (2018)

[7] McCraty, R., Atkinson, M., Tomasino, D., & Bradley, R. T. (2009). The coherent heart: Heart-brain interactions, psychophysiological coherence, and the emergence of system-wide order. Integral Review, 5(2), 10–115. https://doi.org/Publication No. 06-022

[8] Maspero, H. (1971). Le taoïsme et les religions chinoises. Paris, Gallimard. p.497.

[9] Introduction aux yoga-sûtras de Patanjali : Yoga-Sara-Samgraha. (2015). Erik Sablé. Ed : Le Mercure Dauphinois.

[10] Chapitre Science et ésotérisme, dans l’ouvrage le dictionnaire de l’ésotérisme de Jean Servier. Ed PUF.

L’hypnose & la méditation dans les traitements cognitifs

L’article suivant à vocation d’expliquer ma manière de fonctionner :

Aide à la personne grâce à la combinaison de plusieurs outils qui ont fait leurs preuves : les thérapies cognitivo-comportementales, l’hypnose et la méditation.

Comment maximiser le pouvoir de l’effet placebo ? Celui-ci est issu du concept de suggestion. Plus on se répète quelque chose, plus notre corps met en action cette dynamique (Kirsch & Low, 2013). Comme l’expliquent Irving Kirsch & Carol Low (2013), en hypnose, le principe de suggestion est le moyen de guider le patient jusqu’au but recherché. La seule difficulté est de contrôler son attention. Faute de cela, le pouvoir de la suggestion disparaît, car le patient n’est plus attentif à ce que l’on dit et donc ne va plus dans le sens souhaité (Crawford, 1994). Ainsi en développant le pouvoir attentionnel de la personne et en travaillant les suggestions positives pour que la personne réussisse, il est tout à fait possible de maximiser son potentiel de guérisons. Comme la méditation accroît la capacité attentionnelle et diminue les pensées négatives (Ngô, 2013), on peut conclure qu’en l’associant à des pratiques d’hypnose la personne pourrait rester concentrée tout le long de la séance et ainsi éprouver tous les bienfaits. Comme le montre une étude de 2017, 46 % des effets de l’hypnose sont maintenu dans le temps et les bénéfices s’améliorent lorsque les suggestions sont prononcées par un hypnotiseur plutôt qu’en autohypnose (Chen, Liu, & Chen, 2017). On peut aussi souligner que les thérapies cognitives et comportementales (TCC) augmentent de 70 % en efficacité quand elles sont agrémentées par l’hypnose (Kirsch, Montgomery, & Sapirstein, 1995). Par conséquent, je propose aux patients une TCC enrichie de pratique de méditation qui amplifie leur bien-être et diminue leur symptôme négatif tout en décuplant leur attention (Ngô, 2013). L’hypnose et ses suggestions vient ensuite maximiser les effets bénéfiques de la thérapie (Kirsch & Low, 2013).

En conclusion, la prise en charge des patients se déroule en plusieurs étapes (Vianin, 2012) :

  1. Analyse fonctionnelle: afin de noter les malaises du patient et lui proposer des thérapies possibles.
  2. Traitement : Mise en place de techniques de concentration basées sur la méditation et séance d’hypnose afin de faciliter l’acquisition de nouvelles compétences. À l’image des bienfaits des thérapies en réalité virtuelle (Klinger, 2006), l’hypnose favorise l’imagination pour s’immerger dans un milieu (Landry, Lifshitz, & Raz, 2017), mettant en scène les difficultés du patient. Ainsi grâce à des suggestions relaxantes, l’hypnotiseur fait traverser les épreuves négatives du patient en douceur (Schnur, Kafer, & Montgomery, 2008). Fier de cette expérience positive, le patient pourra plus facilement effectuer ses exercices à domicile (Vianin, 2012).
  3. Suivi du patient : ré-immersion dans les situations difficiles afin de le guider et réenregistrer les nouveaux apprentissages grâce à la répétition.
  4. Évaluation après la thérapie, afin d’observer le maintien des nouvelles acquisitions et de prévenir les éventuelles soucis.

Bibliographies :

Chen, P.-Y., Liu, Y.-M., & Chen, M.-L. (2017). The Effect of Hypnosis on Anxiety in Patients With Cancer: A Meta-Analysis. Worldviews on Evidence-Based Nursing, 14(3), 223–236. https://doi.org/10.1111/wvn.12215

Crawford, H. J. (1994). Brain dynamics and hypnosis: Attentional and disattentional processes. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 42(3), 204–232. https://doi.org/10.1080/00207149408409352

Kirsch, I., & Low, C. B. (2013). Suggestion in the Treatment of Depression. American Journal of Clinical Hypnosis, 55(3), 221–229. https://doi.org/10.1080/00029157.2012.738613

Kirsch, I., Montgomery, G., & Sapirstein, G. (1995). Hypnosis as an adjunct to cognitive-bahavioral psychotherapy. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 63(2), 214–220. https://doi.org/10.1037/0022-006X.63.2.214

Klinger, E. (2006). Apports de la réalité virtuelle à la prise en charge de troubles cognitifs et comportementaux. Instrumentation, 228. Retrieved from http://hal.archives-ouvertes.fr/tel-00161903/

Landry, M., Lifshitz, M., & Raz, A. (2017). Brain correlates of hypnosis: A systematic review and meta-analytic exploration. Neuroscience and Biobehavioral Reviews. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2017.02.020

Ngô, T.-L. (2013). Revue des effets de la méditation de pleine conscience sur la santé mentale et physique et sur ses mécanismes d’action. Santé Mentale Au Québec, 38(2), 19. https://doi.org/10.7202/1023988ar

Schnur, J. B., Kafer, I., & Montgomery, C. M. and G. H. (2008). Hypnosis to manage distress related to medical procedures: A meta-analysis. Contemporary Hypnosis, 25(3–4), 114–128. https://doi.org/10.1002/ch

Vianin, P. (2012). Des outils de thérapie cognitivo-comportementale pour la remédiation cognitive. Journal de Therapie Comportementale et Cognitive, 22(3), 97–103. https://doi.org/10.1016/j.jtcc.2012.06.004

Citations Zen

Vous trouverez ci-après une suite de citations zen afin d’aider quiconque à atteindre l’illumination. J’ai recueilli les phrases qui m’ont le plus marqué à travers ma pratique et qui résonne encore en moi comme une lumière d’espoir quand les ténèbres se font plus dense. Chacun d’eux me ramène à ma pratique méditative et m’éveille à une sensation de bien-être salvateur : le samadhi est mon guide.

Ne vit dans la frustration que celui qui est dans l’intention

Vijnâna bhaïrava Tantra

Ma seule religion est de vivre et de mourir sans regret

Milarépa

La vie et la mort existent seulement au sein de l’esprit

Sogyal Rinpotché

Ne juge pas l’immensité du ciel en le regardant à travers une paille

Yung Chia

Là où tu trouves satisfaction, l’essence de la félicité suprême te sera révélée si tu demeures en ce lieu sans fluctuation mentale

Vijnâna bhaïrava tantra, 74.

A l’instant où ton attention s’éveille par l’intermédiaire des organes des sens, pénètre dans la spatialité de ton propre coeur

Vijnâna bhaïrava tantra

Ne nourrissez pas d’espoirs de réalisation, mais pratiquez toute votre vie

Milarépa

Malheur et souffrance n’ont pas d’existence objective; c’est uniquement notre aversion à leur égard qui leur donne existence et pouvoir

Sogyal Rinpotché

L’adepte ne doit pas se laisser à l’orgasme normal descendant, mais inverser la force et la projeter dans le canal central jusqu’au centre du cœur, où cette énergie se transforme en souffle

Han-Shan

Il serait d’une évidente sottise de demeurer sensible aux flatteries, alors qu’elles sont l’écho vulgaire de l’illusion

Milarépa

N’ai pas de haine pour ceux qui médisent à ton sujet, c’est le meilleur moyen d’exercer le pouvoir de la compassion

Yung Chia

Ne cherche pas à l’extérieur ce que tu peux trouver à l’intérieur de toi

Bouddha

L’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre, c’est la seule

Gandhi

La source de l’erreur est dans la discrimination, une fois le but atteint il n’y plus d’opinion

Milarépa

Ne laisse pas le comportement des autres détruire ta paix intérieur

Dalai-Lama

 

 

 

 

 

L’imposition des mains, son fonctionnement

Pour comprendre les techniques en imposition des mains, il faut revenir sur le fonctionnement du vivant et son organisation :

Tout prête à penser que le vivant fonctionne par une coopération systémique (Oschman, 2016; Popp & Beloussov, 2003) c’est-à-dire que les cellules coopèrent entre elles pour que l’ensemble de l’organisme soit opérationnel. Tout semble se coordonner au moyen de médiateur bien connu : les photons (les particules élémentaires de la lumière) !

En effet, pour qu’une cellule communique avec une autre, elle a besoin d’un messager. Dans les années 1920, Alexander Gurwitsch découvre une émission ultra-faible de photons ultra-violets au sein des tissus vivants. Staline lui décernera le prix Staline pour cette découverte et l’exploitera pour la détection de cancer. Fritz Albert Popp reprend ces études et dans les années 2002 met en évidence l’utilisation des photons par les cellules comme messagers de la coordination intercellulaire. Il nomme ces messagers « biophotons » car relatif au vivant (préfixe bio) et définit leur quantité de l’ordre de 10 à 1000 biophotons par centimètres carrés et par secondes. Chaque cellule communique grâce à ce petit élément de lumière qui transmet une fréquence électromagnétique spécifique (en fonction des besoins). Celui-ci entre alors en résonance avec d’autres molécules et macro-molécules qui acheminent et amplifient le message. Ce champ électromagnétique transforme la structure des tissus conjonctifs (ensemble de fibres qui retiennent et modèlent nos organes) et la disposition de l’ADN, permettant l’homéostasie (état d’équilibre du système). Les différentes positions de l’ADN inhibent ou exploitent certaines parties de celle-ci. De cette façon, la construction d’ARN s’en trouve modifiée, impactant les futures protéines créées. Tous ces changements ont aussi un impact sur le fonctionnement psychologique via le système nerveux central, par la photosensibilité des neurotransmetteurs.

Cette communication interne des tissus commence à être entendue par les chercheurs, qui parlent alors du son des tissus conjonctifs.

Pour schématiser ces échanges inter-cellulaires, on pourrait les symboliser par un immense orchestre où le chef d’orchestre est notre point de vue (synthèse entre ce qui est perçu et ce qui est cru).

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Cette analogie à la musique prend tout son sens, au regard de l’évolution des croyances en biologique. Le consensus biologique veut que les cellules s’activent au moyen de récepteurs stimulés localement par des molécules spécifiques. Mais il semblerait que l’activation et la coordination cellulaire se fassent plus par résonance. Les protéines, l’ADN et l’ARN fonctionneraient à l’image des récepteurs radios. Leur forme servirait d' »antenne » capable de capter des fréquences électromagnétiques souhaitées afin de réagir en un millième de secondes aux demandes des stimulations corporelles et environnementales.

La vidéo suivante illustre le principe de résonance :

(Vous pouvez voir la vidéo complète en suivant ce lien: https://www.youtube.com/watch?v=6BEwuueRFgY). Cette analogie peut être faite avec les figures de Chladni aussi.

Ainsi une cellule emportant les suivantes, une immense cohérence électromagnétique se crée à l’intérieur du corps ce qui influence le fonctionnement de chaque cellule ainsi que leur structure spatiale.

schéma centrosome actine
L’actine et les microtubules sont le cytosquelette retenus par le centrosome, le point de rencontre de tous les microtubules. Ceux-ci forment une armature qui permet à la cellule d’avoir une forme modulable.

Les modifications électromagnétiques influent directement sur l’activation et la désactivation de molécules et de certains pans de l’ADN. Pour comprendre l’influence de l’électromagnétisme sur notre corps, je vais laisser la parole à Bruce Lipton biologiste et épigénéticien à l’Université de Stanford :

« Au cours des cinquante dernières années, des centaines d’études scientifiques ont constamment révélé que les « forces invisibles » du spectre électromagnétique ont un effet marqué sur toutes les facettes de la régulation biologique. Parmi ces forces invisibles figurent les micro-ondes, les très basses fréquences, les fréquences radio et acoustiques, le spectre de lumière visible et même une force reconnue depuis peu, les ondes scalaires. Les fréquences et configurations spécifiques de la radiation électromagnétique régulent l’ADN, l’ARN et les synthèses de protéine ; elles altèrent la forme et le fonctionnement de la protéine, et contrôlent la régulation des gènes, la division et la différenciation cellulaire, ainsi que leur morphogenèse (organisation en organes ou tissus), la sécrétion d’hormones et la croissance et le fonctionnement des nerfs. Chacune de ces activités cellulaires représente un comportement fondamental qui contribue au déploiement de la vie. Bien que ces études techniques aient été publiées dans certains des journaux biomédicaux courants les plus respectés, leurs conclusions révolutionnaires ne sont toujours pas intégrées au programme des écoles de médecine (Liboff, 2004 ; Goodman et Blank, 2002; Sivitz, 2000; Jin et al., 2000; Blackman et al., 1993; Rosen, 1992; Blank, 1992; Tsong, 1989; Yen-Patton, 1988).

Une importante étude menée il y a quarante ans par le biophysicien C. W F. McClare, de l’université Oxford, calculait et comparait l’efficacité du transfert d’information des signaux d’énergie et des signaux chimiques dans les systèmes biologiques. Sa recherche, « Resonance in Bioenergetics » [Résonance en bioénergétique], publiée dans Annals of the New York Academy of Science, révélait que les mécanismes de signaux énergétiques, entre autres les fréquences électromagnétiques, sont cent fois plus efficaces pour transmettre l’information environnementale que les signaux physiques tels les hormones, les neurotransmetteurs, les facteurs de croissance, etc. (1974). »

Lipton, B. (2016). La biologie des croyances. Ed Ariane. P.137

Les informations électromagnétiques utilisent un immense réseau de communication pour parcourir le corps à grande vitesse : la matrice vivante. La matrice vivante structure tout notre corps en un ensemble uni :

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tissu conj

Notre corps entier est constitué de la façon suivante :couches successives

Ainsi nos connaissances livresques sont à revoir au profit des nouvelles découvertes dans le domaine de la biologie. Grâce à l’endoscopie intratissulaire et les travaux du Dr Guimberteau, nous pouvons contempler les tissus vivants en mouvement. Ce qui change des observations traditionnelles, faites la plupart du temps sur des tissus morts (sans tissus conjonctifs actifs). C’est cette nouvelle façon d’expérimenter l’existence, qui a permis la découverte de toute la complexité du corps humain. Grâce à cela, ce n’est plus un assemblage de fibres et d’os sans réelle coordination. Toute notre anatomie devient un immense organisme vivant interagissant constamment avec tous les tissus. L’os, lui-même, n’est plus juste une sorte de bout de bois fait pour tenir la structure du corps, mais plutôt un assemblage plus dense, entremêlé et minéralisé de tissus conjonctifs.

Toute cette structure filamenteuse est parfaitement intégrée au plus profond de la cellule :

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Et celle-ci influe sur la prolifération cellulaire, comme montré ci-après (issu des recherches de Emmanuel Farge, de l’institut Curie, à Paris): cellule

Cet ensemble est en connivence constante au moyen d’un principe: La tenségrité. Celle-ci est l’ensemble des tensions et des compressions qui équilibrent le corps (photo suivante):tenségrité2

Grâce à cela, notre corps peut supporter des pressions et tensions intenses. Ce qui lui pourvoit son incroyable résistance.

Malheureusement, certains coups durs de la vie peuvent altérer sa capacité de gestion, en créant des déchires au sein du tissu conjonctif. Lorsque ces blessures ne se réparent pas, on parle alors de cicatrice.inflammationcicatrice

Ainsi comme vous pouvez le constater sur cet ensemble de photos, la matrice vivante est l’armature du corps qui permet à la personne de tenir en un seul morceau. Elle est aussi appelée fascia et porte plusieurs noms en fonction des cellules qu’elles protègent. Par exemple, le tissu conjonctif qui emballe les vaisseaux sanguins se nomme tissu conjonctif périvasculaire, celui pour les vaisseaux lymphatiques est le tissu conjonctif périlymphatique, pour les muscles, on parle du myofascia et les os, de périoste. Pour faire simple, le tissu conjonctif est comme l’armature d’une maison (les murs) où les meubles & utilitaires (four, baignoire…=organes) vont venir s’installer.

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Comme l’expliquait déjà d’Arcy Thompson au début du XXe siècles dans son ouvrage, forme et croissance: le vivant n’est qu’une suite de déformation et d’étirement divers de structures de base (Cf: les 4 espèces de poissons différents ci-contre).

Ainsi l’exploration des tissus conjonctifs vient confirmer cette observation en démontrant que nous sommes une architecture en mouvement et chaque changement dans cette architecture change absolument tout dans la dynamique intérieure et extérieure.

Pour approfondir la dynamique du changement, le Dr Oschman explique dans son ouvrage médecine énergétique, les bases scientifiques, publiées en 2016 (auquel cet article s’inspire grandement) :

« Les tissus conjonctifs périneurals ou cellules périneurales entourent chaque fibre nerveuse jusqu’à sa plus petite terminaison et constitue plus de 50% des cellules du corps. C’est un système semi-conducteur sensible aux champs magnétiques. » p.389

On peut en conclure que l’influx électromagnétique propagé dans le corps structure les tissus conjonctifs et la disposition de chaque cellule. Une modification électromagnétique génère alors automatiquement des changements dans la dynamique corporelle. C’est là que l’explication du fonctionnement de l’imposition des mains entre en scène !

Deux études (Moga, 2014 ; Baldwin & Hammerschlag, 2014 (cette dernière fait un résumé des études antérieures faites sur les thérapies en imposition des mains)) ont pu remarquer que les thérapeutes en imposition des mains dégageaient une onde électromagnétique 1000 fois supérieure aux impulsions électromagnétiques émise par le cerveau. Ainsi il semblerait que les ondes produites par le biais des mains puissent influencer le corps du patient pour réorganiser le message électromagnétique dégagé par ces cellules et ainsi restructurer sa dynamique corporelle pour résoudre des pathologies physiques et mentales. Le psychisme étant directement relié aux informations corporelles, le mental est à plein temps acteur de la tenségrité corporelle et le corps est aussi acteur du fonctionnement mental.

J’ai pu remarquer au cours de mes pratiques, que les personnes gargouillaient beaucoup ou pouvaient avoir des rots. Ces émanations pourraient être la cause d’un dégazement des tissus conjonctifs inflammés et ainsi prévenir d’éventuelles lésions.

Pour un article détaillé sur les biophotons et leur fonctionnement dans le corps humain, je vous invite à lire: http://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/2515690X17750750

Pour en apprendre plus sur les tissus conjonctifs et contempler d’autres magnifiques photos et vidéos du Dr Guimberteau, je vous recommande chaudement le livre : L’architecture du corps humain vivant, le monde extracellulaire, les cellules et le fascia révélés par l’endoscopie intratissulaire, du Dr Guimberteau & Armstrong édité chez Sully. 

Si vous voulez vous plongez plus en détail sur ce sujet, je vous conseille le livre du Dr Oschman : Médecine énergétique, les bases scientifiques, éditée chez Sully en français.

P.S: Petite blague : le lien entre physique et mental peut se mettre en parallèle avec le bilan de l’étude de 2009 de Aaron Sell, de l’université de californie à Santa Barbara, aux Etats-Unis: « Plus la partie haute du corps d’un individu est puissante, plus la tendance d’un individu à résoudre les conflits par la force est élevé. » (Pour la science, HS n°108). 

L’imposition des mains, validation scientifique

Qu’est ce que c’est ?

L’imposition des mains est une suite de techniques recourant au seul usage des mains pour guérir. Mais à la différence de la chirurgie, on ne fait pas d’incision dans le corps de la personne pour enlever le mal, on l’extrait au moyen de l’activation des forces internes du patient. Le thérapeute se place alors en guide pour aider la dynamique corporelle du client à s’intéresser à ses douleurs et venir en conscience les soulager. Le corps est alors guidé par l’esprit pour venir guérir les parties affligées. On retrouve ces techniques dans l’Égypte antique au sein du Papyrus d’Ebers (1550 av J.C), le plus ancien recueil de cure médical retrouvé à ce jour. Il y est inscrit : « Pose ta main sur la douleur et dis qu’elle s’en aille ». Ainsi l’utilisation des mains était essentielle pour soulager les problèmes de santé. Selon Bruno Halioua, la palpation et l’apposition des mains « en dehors de son aspect rassurant, devait circonscrire le mal et même l’extirper » (La médecine au temps des pharaons, p.35).

À l’heure d’aujourd’hui on retrouve ces pratiques dans le Reiki, le Johreï, le Qi-Gong externe, le touché thérapeutique, la méthode surrender et plus communément le magnétisme ou plus généralement dans les techniques en énergétiques.

Quelle est la validité scientifique des techniques en impositions de mains ?

D’après une revue de la littérature de 2016 et une autre de 2017, les techniques en imposition des mains créent, chez le patient, une réduction :

  • Du stress
  • De la douleur
  • De l’anxiété
  • De la dépression
  • Des saignements pré et post opératoire
  • Du temps d’hospitalisation (28% de moins)
  • De la quantité d’antalgique utilisé pré et post opératoire.
  • Des douleurs et fatigue chez les patients atteints de cancer.
  • De la douleur des patients neuropathiques.
  • De l’agitation des patients psychiatriques
  • Des troubles convulsifs.
  • De la pénibilité et du stress au travail chez les infirmiers pratiquant ces techniques.

Et une augmentation :

  • De la relaxation
  • du bien-être
  • De la santé physique
  • De la qualité de vie
  • Des liens psycho-sociaux
  • De la récupération postopératoire
  • De la survie et du vécu ultérieur après un infarcissement myocardique (infarctus du myocarde).
  • De la qualité de vie chez les patients atteints de cancer.
  • Du périmètre de marche (+12%) des patients neuropathiques.
  • De l’harmonie et du bien-être des patients psychiatriques.
  • De la mémoire et du fonctionnement mental des patients Alzheimer.
  • De la cohérence cardiaque (et ainsi diminuent le cortisol, la tension artérielle et les migraines, augmentent la DHEA (créatrice d’hormones), les igA (système immunitaire) et l’activité des lymphocytes natural killer).

La mise en cohérence cardiaque (rythme cardiaque relatif à un bien-être et une détente) permet une cascade d’influence positive dans le corps :

  • Augmentation du bien-être ressenti (sensation d’harmonie et d’amour).
  • Apaisement mental et physique
  • Activation des bénéfices de la relaxation : utilisation des ressources corporelles pour guérir et se développer psychologiquement (augmentation mémoire, attention, concentration…) et physiologiquement (augmentation de l’immunité, équilibre homéostasique).

La cohérence cardiaque conduit toujours à une cohérence physiologique (c’est-à-dire que tous les organes travaillent de manière optimale), ainsi cet état est bénéfique en tout point et quelques soit la pathologie (McCraty, 2009).

Ajoutée à cela, une étude de 2015 (lien ici) a montré que l’efficacité de ces techniques disposait de données probantes au niveau de la gestion des douleurs et du cancer. Ainsi que des résultats prometteurs pour les soucis d’arthrite, de démence et de problèmes cardiaques.

L’étude de Mangione, Swengros & Anderson (2017) conclue: « l’ensemble des résultats de ces 30 études indique que les thérapies énergétiques peuvent être utile pour diminuer l’anxiété et le stress en toute sécurité, tout en améliorant l’humeur et le bien-être mental. » p.12

 

Pour comprendre le fonctionnement de l’imposition des mains, je vous invite à lire l’article suivant, détaillant le fonctionnement du vivant et l’influence d’un thérapeute en énergétique sur celui-ci.

L’essence de l’être

Toute parole est comme un écho dans une vallée déserte.

Je n’ai aucun goût, aucune aversion.

Aussi, j’ai dépassé le désir et le rejet.

Dans ses phrases, Milarépa explique la finalité de son parcours religieux. Les paroles ne sont redevenues que du vent et non la recherche égotique de l’écho de ses paroles. Lorsque l’on parle, on ne recherche la plupart du temps que l’éloge des personnes extérieures ou la validation de ses croyances intérieures. Mais ceci est-il vraiment nécessaire ?

Le fait qu’une vallée déserte en soit l’écho est la représentation de l’esprit du méditant, inconditionné à une forme, mais bien vaste comme l’univers.

On retrouve ce concept dans cette citation :

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Car la parole n’est que le reflet de notre jugement. Sans jugement, il n’y a plus besoin de parole. Juste d’exister. Cet état doit être trouvé en Soi, sans se couper de la voix, mais en ne développant plus « aucun goût, aucune aversion » pour les choses extérieures. Ainsi ceci permet de rester en constante contemplation dans son espace intérieur, accueilli par tout l’extérieur, en parfaite méditation avec son être profond, vibrant et présent à chaque instant. Cet état est perceptible dans les moments de parfaite contemplation, quand le « je » a totalement disparu pour ne laisser place qu’à une présence… une extase !

Dans cet état, il n’y a plus de « désir » ni de « rejet » puisque cette pulsion est tuée dans l’œuf, à sa racine : le goût et l’aversion.

Comme l’expliquent les yoga-sutras de Patanjali ( ~ 200 av J.C.) :

Verset II.7 : « L’attraction du désir trouve son origine dans le plaisir ».

Le goût pour quelque chose est trouvé dans le plaisir qu’apporte cette chose (cette chose a du goût, je l’aime bien).

Verset II.8 : « L’aversion trouve son origine dans la souffrance ».

Nous rejetons ce qui nous fait souffrir afin de préserver notre corps physique et notre égo.

Le Vrai Soi ne peut être touché par tout cela…

… Car il est l’essence, le noyau de toute chose !

 

 

 

 

Pour aller plus loin, je vous propose cette pensée:

 

LA MÉDITATION ET LE SAMADHI

Notion clé pour comprendre ce que l’on cherche quand on parle de méditation

Le texte suivant est un des chants du célèbre yogi Milarépa. Il explique la réalisation du bonheur absolu et les moyens de l’obtenir. Une première lecture attentive des mots de cet anachorète vous fera ressentir ce qu’il entend par l’atteinte du samadhi (l’union avec le Tout). Je détaillerais les étapes de sa pratique dans les prochains articles afin que vous puissiez le faire tout naturellement. Les exercices de méditation paraîtront chaque mois, ceci vous permettra de vous les approprier parfaitement et vous laisser le temps de les maîtriser.

Chant de la claire lumière

Quand je médite sur la divinité tutélaire,

Je perçois mon corps comme un arc-en-ciel transparent,

Dénué de substances,

Libre de tout désir.

Toute parole est comme un écho dans une vallée déserte.

Je n’ai aucun goût, aucune aversion.

Aussi, j’ai dépassé le désir et le rejet.

Le vide rayonnant de l’Esprit

Est semblable à l’éclat du soleil et de la lune.

Il est sans limites, sans nom.

En fusionnant avec lui, les attachements de l’ego disparaissent.

Le corps, la parole et l’esprit ordinaires,

Sont le corps, la parole et l’esprit de Sagesse du Bouddha lui-même.

En étant libre du monde,

J’ai trouvé le bonheur et la joie parfaite.

Je suis heureux parce que je chemine sur le sentier du Dharma.

Je médite sur les trois canaux d’énergie et les quatre centres psychiques.

L’attachement au corps se dissipe.

Le « moi » s’efface.

Les syllabes germent et les cinq éléments sont purifiés, illuminés.

Je vois le visage de la Réalité.

Aussi, je ne peux me tromper,

Les Pranas sont tous rassemblés dans le canal médian,

Et animent les centres vitaux.

Les énergies rouges et blanches unifiées,

Les expériences de la félicité, de l’illumination, du silence mental, apparaissent spontanément,

Et les nœuds du doute et de l’ignorance se défont.

Je pratique le Dharma avec le cœur et pas avec la parole.

Je fusionne ensemble la lumière Mère et Fils.

Le corps de désir est anéanti.

Comme le vide et la forme se mêlent en une Unité,

Mon esprit s’emplit de félicité.

Je suis heureux de ne pas être tombé dans le piège d’un vide simplement théorique.

Comme l’illusion a disparu dans le Dharmadatu.

Je me sens plein de joie et de bonheur.

 

(p. 83-85 Les chants de la claire lumière, vie et paroles d’un yogi tibétain. Milarépa. Edition : Dervy)

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Méditation sur la divinité

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« Quand je médite sur la divinité tutélaire,
Je perçois mon corps comme un arc-en-ciel transparent,
Dénué de substances,
Libre de tout désir. »

méditation sur la divinité4_img_1Dans ce chant, Milarépa réalise un exercice de visualisation avec une divinité. C’est une technique que l’on retrouve dans la tradition Vajrayana, mais aussi dans bon nombre de religion où l’iconographie est possible. La pratique demande de visualiser devant soi une divinité dont on se sent très proche affectivement. Il faut de tout coeur vouloir ressembler à cette divinité pour que l’exercice marche.

Cette technique d’apprentissage et d’inspiration est connue depuis toujours.

méditation sur la divinité4_img_2En psychologie du développement notamment, les études montrent que les enfants apprennent par imitation. En regardant quelqu’un agir, les neurones miroirs reproduisent mentalement les attitudes de leur source d’attention, puis le mimétisme les conduit à se comporter de manière similaire.

   méditation sur la divinité4_img_3Ainsi plus vous pratiquerez cette technique, plus elle vous inspirera un nouveau comportement, en osmose avec ce que vous aspirez à être.

Au cours de la méditation, je vais vous guider pour vivre l’expérience d’union avec une divinité.  Je vais souvent parler de vous et de vos sensations ressenties. Ce qu’il faut entendre par ce pronom personnel est l’endroit où siège votre concentration. « Là où votre attention siège, vous êtes ! ».

Pour vous aider à trouver une représentation qui convient à vos attentes, j’ai disposé les divinités les plus couramment utilisées tout le long du document. Celle dont l’image vous provoque le plus fort attrait devrait être votre divinité.

Méditer d’abord plusieurs jours avec une représentation imprimée de la divinité afin que, par la suite, votre esprit puisse l’imaginer parfaitement sans support.

 

Une fois ceci fait, représentez-la-vous parfaitement devant vous, vous baignant de sa grâce.
méditation sur la divinité4_img_4Ressentez sa présence !
Cette étape est capitale, plus que la visualisation vous devez, en imaginant la divinité, ressentir l’énergie qu’ elle dégage. L’ émotion que vous éprouvez en la contemplant doit vous embrasser complètement.

Dans la dévotion la plus totale, ressentez votre esprit attiré par la force émanant de cette divinité. Laissez-vous aspirer par cette divinité, visualisez-vous partir en son cœur, au centre d’elle-même.
Ressentez la sensation de vivre baigné dans cette énergie. Oubliez totalement toute conception de votre moi pour devenir cette puissance aimante et gracieuse devant vous.

Abandonnez-vous à elle…
(les sensations ressenties dépendent de la divinité invoquées)

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Lorsque vous serez complètement absorbé dans cette visualisation, des lumières de toutes les couleurs devraient vous traverser. Votre émotion dépassant des sommets vous ne devriez avoir aucun mal à éprouver cette sensation de joie.

L’ expression que peut prendre cette émotion est une impression de rayonner d’une force hors du commun, comme si de la lumière irradiait de vous.

La lumière n’est pas nécessairement vue, mais elle est sentie (l’expérience vous montrera ce que j’entends par là).

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Lorsque vous êtes aspiré dans cette méditation, il n’y a plus de corps. Vous êtes simplement la présence. La présence à cette émotion (comme cette méditante à droite). Vous incarnez alors les attributs de cette divinité.
Méditez ainsi pour parfaitement maîtriser ces émotions et les ressentir à chaque instant de votre vie. Le bonheur commence maintenant !

Les pratiques suivantes ne sont que la continuité de ce premier exercice.

On peut retrouver cette exercice au sein des exercices yogiques. Vacaspati Misra (env.900-980), un philosophe et praticien indien, l’explique de cette façon: « On doit commencer par utiliser le support du dieu avec ses ornements. Lorsque la concentration devient stable, le yogi devra méditer sur le dieu sans ses ornements. Puis il devra s’identifier à la divinité, considérer qu’elle est lui-même. Finalement, il abandonne tout support pour se tourner vers le « je » qui médite. »

(Divinité par ordre de présentation : Kuan Yin, Pan, Jésus, Shiva, Sekhmet, Hécate.
Vous pouvez tout à fait faire un tour sur internet pour en rencontrer d’autres qui sublimeront vos attentes. )

Pour aller plus loin dans cette pratique, je vous conseille le livre :

  • Le livre tibétain de la vie et de la mort, de Sogyal Rinpotché. Editions de la Table Ronde. 2013.
  • Les yoga-sutras de patanjali à la lumière des premiers commentaires indiens, Vyasa, Bhoja, Vacaspati Misra. Edition Dervy, traduction de Erik Sablé.