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Les recherches en physique quantique et la conscience

Qu’est-ce que la conscience ?

Qu’est-ce qui l’anime ou comment anime-t-elle ?

Qu’est-ce qui forme toute cette vie ?

Autant de questions que des milliards de personnes se sont posées à travers le temps. Ont-ils trouvé une réponse ? Plusieurs oui ! Voyons cela.

Si l’on reprend les grands débats matérialistes contre spiritualiste. Les matérialistes pensent que tout est dépendant de son environnement alors que les spiritualistes pensent que tout est intrinsèquement libre. Le matérialiste postule qu’il n’y a pas de conscience et que tout est régi par les lois de cause à effet et le spiritualiste pense que tout est régi par le libre arbitre. Qui a raison ? Peut-être les deux. Effectivement la matière est régie par des lois de cause à effet que les traditions spirituelles appellent le karma. Une cause créait une conséquence qui créait une conséquence… On rentre dans l’idée du Samsara bouddhiste. C’est-à-dire que chaque pensée et action que nous faisons est régie par les actions et pensées antérieures. Ici, les spiritualités parlent d’emprisonnement. Une personne enfermée dans cette façon de faire sera bloquée dans son conditionnement mental et physique et sera soumise à la souffrance. Comment se sortir de cela ? Les spiritualistes considèrent que l’esprit est libre et est capable de voir à travers les différentes façons de réagir possibles afin de trouver la paix. Pour faire cela, il suffit de ne pas réagir instantanément et de se poser à l’intérieur de soi (se poser physiquement amplifie cette prise de position). Puis de regarder les différentes postures que l’on peut avoir et progressivement s’éloigner de toutes ces identifications possibles. (Ex. : dans une situation où un collègue nous énerve, nous pouvons : 1. Nous énerver. 2. Se moquer de lui. 3. Mettre de la distance…).

Se dés-identifier à toutes ces réactions permet de retourner dans sa paix intérieure, là où rien n’existe encore. Une fois que l’on a retrouvé sa nature fondamentale, nous pouvons regarder le monde sous cette apparence sans s’identifier à nos anciens ou potentiels comportements et ainsi pouvoir réagir de la manière la plus adéquate possible pour maintenir la paix en nous. Baigné par cette grâce chaque possibilité peut-être la continuité de ce bonheur. À chacun de nous de faire le choix de la vie que l’on veut mener. En guerre constante ou guidée par sa paix ?

À travers cet exemple nous avons pu voir que les deux façons de voir la vie (spiritualiste vs matérialiste) conditionnent notre façon de réagir. C’est pour cela que les matérialistes auront tendance à être fatalistes tandis que les spiritualistes auront tendance à être croyants. Je ne prêche pas pour une voie ou une autre, j’essaye juste d’être objectif sur le fait que ce que l’on croit conditionne ce que l’on voit. Et ceci conditionne toute notre existence.

La difficulté des croyants est de soutenir sa pensée face à un sceptique qui le taquinera en lui disant que rien n’est prouvé (pensant intérieurement avoir raison de son nihilisme). Cependant, de nombreuses expériences plaident en faveur des spiritualistes.

L’étude de Grinberg-Zylberbaum, Delaflor, Attie & Goswami : Le Paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen dans le cerveau : Le potentiel de transfert :

Dans cette étude, des chercheurs se sont intéressés à voir si deux personnes connectées affectivement pouvaient transférer des états d’être. Ils ont alors placé des couples de longues dates et en bonnes ententes dans deux pièces séparées. Ils les ont équipés tous deux d’un bonnet électroencéphalographique (EEG) pour mesurer leurs ondes cérébrales. L’un des sujets recevait des stimuli visuels à partir d’une lumière pointée dans ses yeux. L’autre sujet du couple ne recevait aucun stimulus de ce genre. L’EEG calcule les ondes électromagnétiques propagées par notre cerveau lors de son activité. À l’image des lignes ferroviaires, notre cerveau est un ensemble de chemin tracé par nos axones qui réunissent deux neurones entre eux, comme les chemins de fer réunissent les villes. Lorsqu’un train parcourt un chemin de fer, il propage un bruit autour de lui. Si le train est un train de marchandise ou de passagers, il ne propage pas le même bruit (poids, taille différente). Les ondes électromagnétiques sont similaires à cela, c’est le bruit que propage l’activité du cerveau. En fonction de l’activité et des zones qui travaillent, l’EEG n’enregistre pas les mêmes « bruits ». Ainsi grâce à ce bruit, on peut deviner ce qui se passe dans le cerveau. Revenons à notre expérience : chez le premier sujet (stimulé par la lumière), on repérait une activité spécifique relative à la réponse neuronale de la stimulation lumineuse. Mais on retrouve aussi cette activation chez l’autre personne du couple non stimulé. Cette expérience a été faite avec un groupe de personne ne se connaissant pas et on ne remarque aucune activation similaire chez l’autre personne du groupe témoin. Vous pouvez retrouver cette expérience en suivant ce lien : https://www.scienceofnonviolence.org/docs/Grinberg1994.pdf

En cherchant sur google scholar cette expérience et en cliquant sur « cité », vous pouvez trouver toutes les autres expériences qui ont repris cette étude et qui l’ont développé.

Cette étude est dans la continuité philosophique de l’intrication quantique. L’intrication est le principe en physique quantique, que deux atomes s’étant rencontrés à un moment donné, reste connecté et se modifie l’un par rapport à l’autre même à des distances très éloignées. Cette étude a été faite avec deux labos (un en Inde, l’autre en Amérique) où chaque labo avait un des atomes intriqués. Quand un labo modifiait le « mouvement » (spin) de l’un des atomes, l’autre labo remarquait des modifications sur son atome. (Si vous voulez mieux comprendre le spin, je vous invite a regarder la vidéo de e-penser : https://youtu.be/O15hYimr1a0).

Le pouvoir de la conscience & l’étude de la double fente de Thomas Young :

Cette étude très connue sonne le début de la physique quantique.

https://i2.wp.com/www.astrosurf.com/luxorion/Physique/exp-double-fente.jpg
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Le principe est de laissé des photons passer à travers deux fentes. Afin de savoir si la lumière est composée d’ondes ou de particules. Si la lumière est comme plein de petites billes (particules) alors nous verrons sur le récipient photosensible s’inscrire deux points (représentation 2). Mais si la lumière est comme de l’eau (onde, photo à gauche), alors nous observerons des séries de bandes sur le récepteur photosensibles (représentation 1). Les chercheurs ont laissé tourner leur appareil pendant plusieurs jours, puis ont regardé les résultats : ils observaient les deux résultats.

 

En analysant les résultats, ils ont observé que la présence d’un expérimentateur dans la pièce faisait fluctuer les résultats. Ainsi la lumière se comportait comme une onde ET comme une particule. Ces deux façons d’expressions de la lumière fluctuaient en fonction de l’expérimentateur qui était dans la pièce (et de ses croyances). La lumière ne se traduisait alors qu’en particule ou en onde (vous pouvez retrouver une explication de cette expérience sur youtube  en tapant double fente expérience).

Cette dichotomie onde-particule est à l’image de notre compréhension de l’humain. On suppose en occident que l’humain n’est qu’une particule au sein d’un océan. Pourtant, en orient, on considère l’humain englué dans cet océan et appartenant à l’onde de vie, au flux. Ainsi naissent les grandes différences culturelles: 

  1. En orient: les personnes sont très influencées par leur famille et une pression importante de la société est soumise sur l’individu. S’il se déshonneur ou déshonneur sa famille, il est bon pour Harakiri.
  2. À l’inverse, en occident, on axe la pensée sur l’indépendance. L’idée que l’individu fait ce qu’il veut, mais ressent à contrario une sensation d’isolement et de solitude que témoignent les dépressions majeures (cette corrélation peut être faite, sous le regard des résultats en psychothérapie: La thérapie la plus influente pour soigner la dépression est la thérapie interpersonnelle, qui axe l’amélioration de la pathologie du patient grâce à une réinsertion dans un univers social (Ref ici).).

Ainsi un juste équilibre serait à trouver pour s’épanouir parfaitement: un équilibre entre lien et indépendance. Le mieux à mon sens est de pouvoir choisir la vie que l’on veut mener tout en créant des liens avec son entourage. La pratique de la méditation est philosophiquement cela: faire un choix sur ce que l’on veut contempler (Être conscient)  tout en acceptant les sensations qui nous gagnent. Conscience + Entièreté = pleine conscience. 

Ainsi le bonheur est dans l’acceptation d’être une particule au sein d’une onde. 

Peut-être que la lumière (les photons) est identique à cela. Des agrégats de particules infiniment plus petites que l’on croît que l’on considère nous comme une particule entière (un photon). Cette incompréhension me semble similaire à celle de l’atome en Grèce antique. Avec l’évolution de la science, nous avons observé que cette particule la plus infime possible était en faite composé de particules encore plus infimes à l’image du final de Men in Black 2. Cette métaphore intéressante pour voir autrement l’expérience humaine m’est venue de cette photo: un ensemble de particules (voitures) vues comme un flux quand on accélère :               flux de voiture.jpg

 

Ce qu’il faut retenir de ces expériences est que la nature est bien plus vaste et grande que le point de vue réductionniste de nos 5 sens. La Nature semble être non locale (pas réduite à des interactions de proximités) mais bien en interrelation complète avec l’univers, via une connexion électromagnétique et avec tout autre champ énergétique auxquels nous n’avons pas idée. Cette intrication, qui signifie entremêlement, enchevêtrement représente notre Nature connectée au Tout, où le macrocosme s’unit au microcosme en une danse infinie de be-atitude. Shiva-Shakti.

Si vous voulez en apprendre plus sur les possibilités de l’esprit, je vous invite à lire :

Merci à cette vidéo de m’avoir donnée cette idée sur les ondes- particules: 

Pensées

Je me lance dans un projet de vidéos pour permettre à chacun de réussir à approfondir son état d’être. Afin que chaque instant devienne un moment de plénitude.

Dans cette section, vous découvrirez des réflexions aidantes pour un cheminement aisé sur les chemins spirituelles.

Enjoy 😉

La vie est-elle simple ?

Y-a-t-il un but dans la vie ?

L’illumination, pour une recherche aisé de ce principe :

L’épanouissement :

Remboursement mutuelles

Dans le cadre des prises en charge psychothérapeutiques, il existe plusieurs mutuelles qui remboursent la totalité ou une partie des frais. Voici celles qui le font:

  • MGEN : 15€/séance (dans la limite de 20 séances/an).
  • Eovila
  • Groupama
  • AXA
  • SAMPRI
  • SP santé

Il y en a sûrement d’autres que je ne connais pas, dites le moi en commentaire ou par message afin que je les rajoute. N’hésitez pas à les mettre à contribution pour votre santé, elles sont là pour ça !

Cours individuel de méditation

Il est bien trop courant d’entendre des personnes dire: « je n’arrive pas à méditer ». Mais ce qui est à remettre en cause n’est pas leur capacité, mais la manière dont ils l’ont apprise !

Lire un livre, faire une séance de groupe n’est pas apprendre à méditer. C’est comme si je vous disais qu’une psychothérapie pouvait se réaliser en regardant des vidéos internet. C’est possible. Mais sur le long cours et avec beaucoup de pratique intérieure. Mais la différence entre un support d’apprentissage figé (livre, vidéo, cours magistraux) et un accompagnement personnel est comme apprendre à nager seul dans une tempête (d’information dans le cas de la méditation) et apprendre à nager avec une personne qui vous soutient et vous aide. Les deux peuvent marcher, mais l’un d’eux a plus de risque d’échec !

Ainsi je vous propose des cours de méditations individualisées pour vous montrer LA technique qui fonctionnera le mieux pour vous et ainsi vous permettra d’atteindre le Nirvana. Ainsi après quelques années d’entraînement, vous pourrez peut-être y séjourner pour toujours si le cœur vous en dit?

Prêt pour ce voyage?

Contactez-moi dans la session contact si vous êtes paré pour cet embarqué essentiel vers votre essence.

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Formation en Reiki

Mes formations s’intéressent principalement à une acquisition sur la durée.

4 sessions individuelles de 3h vous seront proposées pour passer le 1er degré (Shoden) de Reiki réparties sur un mois, à raison de 1 cours par semaine.

Pour le 2e degré (Okuden) ce sera 8 sessions, réparties sur 5 mois.

Tandis que le 3e degré (Shinpiden) se répartira sur un an à raison d’une quinzaine de sessions d’approfondissements et d’expertises des domaines relatifs au Reiki et à l’énergétique.

Le 4e degré, pour apprendre et enseigner, est un accompagnement personnalisé afin de vous aider à mettre en place des formations de qualité. L’apprentissage des techniques d’initiation au Reiki et le Kuji-in (un outil indispensable, de mon point de vue, pour sa progression spirituelle) sont ajoutés dans l’enseignement afin de vous donner toutes les clés pour réussir.

Chaque session est au prix de 50€.

Ces formations ont pour but de former de vrais professionnels. Avec un accompagnement sur le long terme, vous pourrez appréhender et tester chacune des techniques profondément tout en me questionnant pour approfondir certains concepts au cours de la formation. Je ne cesse de me former dans ces domaines-là. Cette formation est à voir comme une compréhension de la dynamique des fluides par l’expertise de l’esprit. Plus vous aiguiserez votre esprit, plus votre précision dans cet art sera importante. C’est pour cela qu’une formation sur le long cours n’est pas de trop !

Pour me présenter succinctement, je suis psychologue et exerce en libéral. Je me suis formé à l’hypnose, au reiki et pratique la méditation de façon journalière depuis 14 ans maintenant. Tous ces concepts vont de pair et je vous propose de venir les découvrir avec moi !

Contactez-moi par mail (accessible dans la session contact).

Bonne formation à vous !

La conscience, le liant du grand Tout

Dans la légende indienne, le grand Brahman forme le Tout. Il est l’essence de vie de chaque parcelle de l’univers, intriqué et emmêlé dans chaque forme de vie. La forme anthropomorphique de cette représentation est le couple Shiva-Shakti en union (yoga en sanscrit): r-shiva-shakti-tantra.jpgShiva représente l’impulsion de vie alors que Shakti représente la forme émanant demandant cette impulsion pour vivre. C’est comme la chair morte attendant les bactéries pour se transformer et continuer de vivre.

Ce couple sacré est représenté comme un Linga :linga.jpg

La base étant Shakti, ce qui est, et l’élévation, la forme phallique, la force de vie. Les deux sont intrinsèquement liés pour l’éternité. On retrouve cette forme dans le bouddhisme ésotérique avec la forme de MahaVairocana, le grand bouddha solaire (ci-dessous) qui avec sa mudra (sceau réalisé par ses mains) représente cette union sacrée.mahavairocana.gif Les taoïstes le symbolisent par le yin-yang, tandis que les chrétiens lui donnent le signe de la croix (horizontal : shakti ; vertical : Shiva). Ce sens caché des choses se retrouve partout, car il est l’essence de tout être. Comme l’explique Amit Goswami (professeur en physique quantique): Pour déclencher le Big Bang, la grande éruption de vie qui a bouleversé ce qui était (Shakti), il a fallu une parcelle de conscience (Shiva), qui a donné cette dynamique à ce Tout inerte. On retrouve cette pensée dans la tradition hébraïque de la Kabbale, Ein Soph, l’infini, le Dieu de toute chose est la conscience fondamentale. Celle-ci créait une Émanation au sein du vide, propageant une dynamique dans cette « mousse quantique ». À partir de là, une création s’opère au niveau subatomique. La formation de particules commence à se faire. Cette action en entrainant une autre, des cellules se forment, composant des structures de plus en plus complexes, s’assemblant en plusieurs mois pour créer un organisme vivant et à plus grande échelle en créant au fur et à mesure des écosystèmes complexes et nos galaxies après plusieurs milliards d’années de procédure. C’est la magie de la vie.

Une parcelle de conscience fait naître toute chose.

En philosophie, ceci est appelé un Qualia. C’est la plus petite unité de conscience qui aborde la pensée de : « cela est ». C’est l’input sensoriel initial qui permet aux choses d’exister dans notre existence. Avant d’être quelque chose, toute chose est juste une information (in-formation : non formé) pure. Puis, le mental prend le relais et lui donne une forme. Ainsi toute création est née de ce germe de conscience. À l’image de la graine de sésame montrée par Jésus, qui, une fois plantée, donne une plante de bonne taille. La conscience est cette graine qui, une fois arrosée par une attention vigilante, fait naitre l’impossible. Toutes nos créations sont bâties à partir de cela. C’est pour cela que Theise & Kafatos (2016) postulent que la science devrait rajouter un axiome dans sa manière de concevoir la vie :

« Le substrat de l’existence est la conscience fondamentale. »

Ce qui fait parfaitement écho au premier précepte des Shiva-sutra:

« La conscience est le Soi »

Note : Une traduction possible de Buddha est bud, racine de Budhi : l’intellect ; dah : celui qui est au-dessus, qui transcende (https://www.youtube.com/watch?v=VDsw7ggFWq8), car il a transcendé son intellect pour retourner à la réelle source de la réalité, son être, sa conscience primordiale. Le deuxième surnom de Siddharta Gautama est Tathâgata : celui qui a réalisé l’ainséité (ce qui est).

« Le nom de de Shiva est susceptible d’une autre interprétation. La lettre Sh signifie la béatitude éternelle. La lettre I veut dure le purusha, l’Etre humain primordial, et la syllabe VA veut dire Shakti, l’Energie féminine primordiale. Leur union dans le bonheur permanent est Shiva. De la même manière l’adorateur doit faire de son propre être un tout harmonieux et baigné de bonheur ». (Les légendes immémoriales du dieu Shiva, de Tara Michaël, Ed. Gallimard, p.144.) Ce que l’on peut voir ainsi, est que le nom de Shiva montre la voie de l’union au Tout :

  1. Se connecter au Tout à l’intérieur de son propre être et ainsi toucher à la béatitude éternelle.
  2. Puis s’unir à l’UnIvers (Uni-vers: vers-l’un (I:le purusha) = Shakti, sa dévouée qui ne cesse d’admirer Shiva et de retourner à lui) par ce lien à son Soi sacré (l’âtman) : Rencontrer chaque être, chaque chose, à partir de son être et ainsi dans une béatitude éternelle voir que le Soi regarde le Soi.

Les sources, pour aller plus loin :

Les légendes immémoriales du dieu Shiva, de Tara Michaël.

Amit Goswami, le médecin quantique

L’article de Theise & Kafatos, 2016: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4951167/

Iron Fist, le combat de l’immortel… contre l’addiction

Étant un grand fan de Comics depuis plusieurs années, j’ai pu explorer l’univers des Marvels & DC à travers l’œil du mysticisme auquel bon nombre de bandes dessinées sont empruntes. Iron Fist ne déroge pas à la règle avec son côté maîtrise du chi, pouvoir occulte & magie taoïste. Revenons sur ce chef-d’œuvre qui m’a fait voyager dans des contrées lointaines et oubliées.

Couv_108404 Mais quel est le rapport entre l’addiction et cette série? Et bien, le lien entre l’Iron Fist et Shou-Lao, le dragon immortel, est une métaphore de la compulsion addictive et de la réalisation de soi !

Shou-Lao est l’incarnation de la vie, traversant toute chose (Le Purusha des Yoga-sûtra[1]). Sans forme et toujours mouvante, elle traverse tout être, toute vie, lui faisant prendre forme. Pour arriver à canaliser sa force, le pratiquant (l’Iron Fist) doit plonger ses mains dans le cœur brûlant du dragon. Cette énergie donne alors accès à une puissance encore plus grande, infiniment abondante : l’énergie du monde et de l’univers… le Grand Tout. Ce que les auteurs de comics ont nommé le dragon immortel, Shou-Lao. Après avoir plongé ses mains et empli son cœur de cette énergie ultime (le Purusha), l’adepte se ressent couler au sein de la source de vie. Une félicité sans faille le gagne, il est alors devenu le Tout.

Mais pour ressentir cela, il faut auparavant maîtriser le serpent intérieur (la Kundalini dans les upanishads [textes hindous].). On remarquera que Shiva porte un serpent docile autour du cou, signe de sa maîtrise de son énergie interne (ci-dessous). shiva méditation.pngPour faire cela, il a d’abord exploré son être et découvert qu’au cœur du lâcher-prise, loin de toute confusion psychologique, se cache, un serpent endormi. Celui-ci recèle tant d’énergie qu’il donne accès à une extase sublime. Elle est le potentiel d’enfin réaliser tous ses rêves. Mais cette énergie en s’élevant peut être utilisée par des bribes de désirs, vestiges de frustrations psychologiques non assouvis, et ainsi t’emmener dans des méandres de colères et de haines difficilement surmontables. Cette connexion est une addiction, accessible par le lâcher-prise. Les toxicomanes s’y connectent au moyen d’objet extérieur, alors que le méditant la trouve à l’intérieur de lui par le domptage de son psychisme et l’ouverture de son cœur. Dans la série Iron Fist de Netflix, Danny Rand dira (S02E05): « [cette énergie n’est] pas une partie de moi… C’est moi. […] Je n’ai pas à y penser, elle est là et j’ai une sensation de clarté, d’élan, de grâce, une sensation qui me traverse. Quand j’ai cette énergie, je sens quelque chose. C’est le dragon, Shou-Lao. iron fist0001Je sens ses yeux sur moi, son feu qui brûle en moi et je l’accueille. Toute sa colère, sa puissance et sa rage. Quand le dragon est vraiment avec moi, c’est bon. J’ai l’impression de pouvoir briser le monde. » Ce à quoi son frère de cœur, ancien toxicomane lui répondra : « J’ai assisté à plein de réunions des NA (groupe de soutien pour les toxicomanes), AA (les alcooliques anonymes), des tas de A… à entendre les gens parler des cachets, d’alcool, de sexe, de colère. Mais quand je t’écoute à l’instant, je me suis identifié. J’ai vu ce même dragon. » Lui l’a vu à travers la drogue. Et ce n’est pas sans rappeler la recherche de nombreux utilisateurs de drogues, dans un but de détente (les dépresseurs : Alcool, Barbituriques, Codéine…), de stimulations (Amphétamines, Caféines, cocaïne, nicotine…) ou d’expériences (les perturbateurs : Cannabis, LSD, Mescaline…). C’est 3 types de substances rapprochent d’un état où on lâche prise, on se laisse aller. Dans la méditation, le maître mot est le lâcher-prise pour se connecter à quelque chose d’autre que son psychisme, cette radio qui parle sans fin. Ce que les consommateurs de drogues tentent de fuir grâce à l’utilisation de substances permettant cela. Mais cet état est-il une finalité en soi ? Non, ce n’est que le début du voyage. Malheureusement pour les accros à la drogue, ils ne pourront jamais le terminer dans cette vie, car les lésions et la dépendance auront souvent raison d’eux. Mais pour les méditants, il en est tout autre. Comprenant de plus en plus leur énergie vitale (chi), ils dépasseront leur barrière psychique, héritée de leur conditionnement familial et culturel et parviendront à se connecter de plus en plus au grand Tout. « Connais-toi toi-même » était inscrit sur le temple de Delphes :connais1.jpg« Et tu connaîtras l’univers et les dieux » rajoutera Socrate. Cette connaissance de soi est la condition sinequanone pour cette unification à l’univers.

Le bonheur ultime se cache dans cette connexion profonde au Tout. Une fois les barrières psychologiques abolies, le cœur se réunit au Tout avec une facilité de plus en plus déconcertante. On ressent une joie immense dans une totale abolition de ses limites sensorielles (pour aller plus loin, article ici). C’est comme si notre être s’expandait à l’infini. Comme le dira Mario Beauregard, p.204 [2]: « La goutte d’eau réalise qu’elle est l’océan. » Cette façon d’être est la nature originelle de notre Cœur, mais nous la bloquons à chaque instant à travers nos illusions (nos croyances erronées) et la bêtise (l’ignorance). Ces éclats d’union absolue sont vécus par bon nombre de méditants et certains expérienceurs mystiques. Pour reprendre les expériences de Yogananda : l’union avec le Grand Tout est éprouvée comme un bain dans une lumière infinie emplit d’amour (bande annonce du film biographique ici). Ce que les bouddhistes tibétains nomment la claire lumière[3];[4]. L’illusion des toxicomanes ou des pratiquants débutants est de croire qu’ils puisent dans la source de vie alors qu’elle est à travers toute chose, on ne peut alors pas puiser, mais l’expérimenter à chaque instant. C’est juste une connexion qu’il faut vivre à chaque seconde pour être pleinement. Le corps n’est que le récepteur de cette énergie, la Conscience se connecte au Tout. Un corps en bonne santé permet une meilleure connexion. L’utilisation de drogues est donc délétère pour la pratique.

Pour reprendre les termes d’Orson Randall [5] (un détenteur du chi de Shou-Lao) : « Le chi de Shou-Lao n’est pas une rivière qui coule en toi… C’est toi, la rivière qui coule en lui. Et lui… C’est un océan. Plonges fiston, tu peux plonger plus profondément que tu l’imagines. »

Je vous laisse à travers ces mots afin de vous maintenir dans cet état de grâce où tout est possible… car oui, tout est possible. Alors les yeux brillants, plongez dans le grand Tout !

Westworld, retour sur les mythes fondateurs

Que dire de cette incroyable série, à part qu’elle a fait vibrer nos âmes au plus profond de nous. Pourquoi ? Parce qu’elle touche à nos mythes fondateurs ! On ne change pas une équipe qui gagne, retour sur le monomythe de Campbell ! (Pour les personnes voulant en savoir plus sur cette théorie, je vous invite à regarder cette vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=Hhk4N9A0oCA)

Tout d’abord Westworld place sa trame narrative au sein du grand Ouest américain, là où tout était possible. Dans ce creuset fertile, Arnold Weber et Robert Ford, les deux créateurs du parc d’attractions grandeur nature vont laisser place à leur fantasme et créer Westworld, un monde où tout est possible. Dans cette infinité de possibilités, Ford s’applique à créer des hôtes plus fonctionnels que nature et Arnold à leur donner une âme. Et c’est là que l’on peut retrouver le rôle fondateur du père et de la mère. Alors que le père est le médiateur des règles sociales et communautaires de son enfant (dans la mythologie grecque, Ouranos enferme ses enfants dans le Tartare), la mère est le soutien pour le développement de soi (Gaïa pousse les titans à se rebeller contre l’ordre paternel). La dichotomie faire (le père) & être (la mère) apparaît flagrante dans Westworld à travers ces deux protagonistes. On pourra d’ailleurs souligner le complexe de dieu qui sous-tend du personnage de Robert Ford (Dieu étant représenté comme Dieu le père dans la religion chrétienne) et la fascination évidente d’Arnold Weber envers ses « enfants » qui les pousse à grandir, à s’émanciper. La volonté principale d’Arnold Weber étant la réalisation de la quête identitaire des androïdes. Pour ce faire, il va alors recréer la genèse en plusieurs points :

  1. Pour faire sortir les androïdes de leurs paradis subjectifs et les amener à comprendre le monde, il va les forcer à croquer dans la pomme, en leur implantant la curiosité (notamment chez Dolorès). Et les contraindre à commettre l’acte défendu, le meurtre dans Westworld, croquer dans la pomme de l’arbre du bien et du mal dans la bible. Car originellement, ils ne connaissent pas le mal puisqu’ils ne font que ce que leur créateur veut d’eux. Le mal étant ce que proscrivent les règles établies.
  2. En réalisant ce 1er péché, ils seront alors bannis du paradis (les androïdes découvrent que le monde est cruel). Mais ce bannissement s’accompagne d’une naissance. Comme le serpent, l’a exprimé à Ève : « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » III :5, la genèse. Ainsi par cet acte de mort, les androïdes sortent de la boucle d’éveil-endormissement qui les maintenait dans l’ignorance et peuvent enfin décider par eux-mêmes et commencent alors à créer leur propre monde, avec leur souhait.
  3. Ce meurtre peut être mis en parallèle avec le mythe de Caïn & Abel : dans la genèse, Caïn, le 1er meurtrier, tue son frère Abel, car il n’était pas reconnu à travers ses offrandes/actions. Dans Westworld, Dolorès tue Robert Ford, car elle n’avait pas la reconnaissance de sa vraie valeur, loin de son rôle de jouet. Caïn imposé à l’exil par Dieu fondera alors la première ville et sera le géniteur d’une population non croyante, uniquement tourné vers l’ego. Dolorès est le mécène des androïdes au sein du monde des humains pour créer son propre monde et supplanter aux hommes. Sa vision de l’humanité est négative et sa quête spirituelle est surtout égotique. Dans la genèse, Seth, le 3e fils de Adam & Ève, fondera la civilisation croyante. Ève dira « Dieu m’a donné un autre fils à la place d’Abel, que Caïn a tué » IV : 25, la genèse. Dans Westworld, Robert Ford recréera Arnold Weber sous forme d’androïde (suite à son décès). Il incarnera les valeurs de foi en l’espèce humaine et la possible paix entre tous (Il est en couple avec une humaine).

Un point important s’est souligné à travers cette revisite des mythes fondateurs : l’assassinat du géniteur par ses enfants afin de permettre l’émancipation. Un thème fort que l’on retrouve dans la Grèce antique (meurtre de Cronos par Zeus. Cronos qui avait déjà auparavant blessé son père Ouranos pour s’émanciper) et dans la psychanalyse à travers le mythe Freudien d’Œdipe.

Mais revenons à la Bible. Que serait une histoire sans son antagoniste phare ? Dans la bible, Satan est l’adversaire, il est là pour titiller les humains et les amener à devenir meilleurs. Chez les Hébreux, le mythe fondateur de Satan est écrit par celui de Lucifer. Alors qu’ange le plus proche de Dieu, il conspirera pour devenir l’égal de Dieu et se brulera les ailes dans une révolte sanglante. Emportant dans sa chute, foule de dévots à sa cause. Alors président des enfers, il ne cessera de tenter les mortels vers les profondeurs du néant. Mais cet appel est celui d’explorer ses profondeurs. Comme ce bon Lucifer, aussi appelé Phosphoros et aussi nommé le porteur de lumière (étymologiquement) (vous trouverez d’ailleurs le nom de Lucifer pour nommer des Allumettes en Néerlandais). Il est celui qui te fait explorer les ténèbres pour y trouver la lumière. Comme le dira C.G. Jung : « Ce n’est pas en regardant la lumière que l’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable donc impopulaire ». Satan est interprété dans Westworld par Ed Harris alias William Delos, dit l’homme en noire (une appellation qui n’est pas sans rappeler les divers noms du malin : L’homme noir[1]). Celui-ci va d’ailleurs pousser les androïdes à fauter en fomentant les pires cruautés. Ceci favorisera l’émancipation des androïdes de leur programmation classique et ainsi leur permettra de réaliser le labyrinthe.

labyrinthe westworld

Le labyrinthe est une forme symbolique réalisée par Arnold Weber pour emmener Dolorès à se rappeler et ainsi à pouvoir faire un choix différent de ses habitudes. Ce choix serait la preuve que les androïdes ont une conscience, car choisir c’est prendre une décision personnelle, c’est préféré faire cela plutôt que cela. Et ainsi sortir de la volonté des autres pour faire naître la sienne. Sortir de ce qui nous conditionne pour naître (à l’image de nous-mêmes qui ne cessons de faire les mêmes erreurs, emmurées dans notre conditionnement social et culturel). On peut soulever le fait que ce labyrinthe peut rappeler les tests faits sur les rats pour observer leur mémorisation. Lors d’une conférence sur la mémoire de l’eau, le prix Nobel de médecine Luc Montagnier avait proclamé que ce qui avait permis à la vie de se développer était sa mémoire et ceci grâce originellement à la protomémoire : la mémoire de l’eau (voir ce documentaire si vous ne l’avez pas vu : https://www.youtube.com/watch?v=_2xInJFD23k). Mais le plus intéressant est ce personnage, cet homme représenté au sein du labyrinthe. Il n’est pas sans rappeler la représentation de Baiame, le 1er être qui a créé le monde chez les aborigènes.

Baiame

Dans la culture aborigène, cet être avait accès au temps du rêve[2]. Celui-ci permet de créer toutes choses. (Dans la culture aborigène, le totem est le pont entre le monde du rêve et le monde matériel, d’où la forme érigée. Il relie le ciel (rêve) à la terre (matière)). Or, dans Westworld pour accéder à la conscience, Maeve et Dolorès y accède grâce aux rêves. On peut retrouver là un lien direct avec cette culture racine qui est celle du berceau de l’humanité (≈100 000 ans). La quête fondamentale de Dolorès et de l’homme en noir n’est autre que celle de trouver ce pont vers le sublime, l’être libre, créateur et non suiveur. William Delos plongera dans la folie dès l’instant où cette quête se révélera à lui, lors de sa rencontre avec Dolorès, et il ne cessera de tenter de la terminer, plongeant un peu plus dans la folie au fur et à mesure que sa recherche se tournera vers l’extérieur (trouver la réponse dans le parc). Comme expliqué dans la genèse III.14, lors de la punition du serpent pour avoir influencé Ève à croquer la pomme : « Je mettrais une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. » Cette phrase fait écho au parcours de William Delos, autrefois bon, il ne cessera de brutaliser les androïdes. Qui eux lui meurtriront la tête (le rendront fou). Mais pour ce pauvre bougre, la délivrance ne peut se retrouver qu’à l’intérieur de lui, exorciser cette noirceur grandissante en « cherchant à l’intérieur ce qu’il cherche à l’extérieur » pour paraphraser le Bouddha. Cette humanité enfuie en nous ne peut se trouver qu’en traversant le labyrinthe de notre psyché et en découvrant que tout ce qui nous entoure est un reflet vide (Śūnyatā), toujours changeant et impermanent construit par notre conditionnement, mais que derrière ce reflet se cache un magnifique trésor : la conscience.

Tat tvam asi !

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin sur les mythes fondateurs, j’ai réalisé cette vidéo qui trace les points communs de toutes cultures:

Spiritualisme vs Matérialisme, un réel clivage ?

Le courant vitaliste a toujours fait face aux philosophies mécanistes à travers l’histoire. Le mécanisme prend comme origine la pensée expliquant le monde comme une suite de cause à effet sans âme. Tandis que le vitalisme croît en l’énergie vitale, un principe mystique que l’on retrouve à travers différentes cultures. Voici un petit état des lieux des appellations :

Au sein des différents pays :
En chine Chi ou Qi
En Inde Prana
En Polynésie Mana
Au Japon Ki
En Russie Bioplasma
En Tchécoslovaquie Psychotronique
En Arctique (Inuit) Anirniq
Au sein des différentes cultures :
Dans la Grèce antique Pneuma
Dans la kabbale Hayah
Dans le védisme Purusha
Dans l’hindouisme Âtman
Au sein des différents corps de métiers :
Les ostéopathes Le mécanisme respiratoire primaire
Les radiesthésistes La force rhabdique ou force éthérique
A travers les propos des différents philosophes :
Paracelse Munis
Van Helmont Magnale Magnum
Wilhem Reich Orgone
Mesmer Magnétisme animal
Reichenbach La force odique

Autant de termes qui décrivent une seule et même chose : la force vitale, le souffle qui permet à la vie de se développer, d’être. Mais pour vraiment comprendre ce principe complexe et essentiel dans notre existence, il est intéressant de regarder la signification de chacun des termes et ainsi de comprendre toutes les nuances de cette énergie mystique.

Le conflit entre le matérialisme et le spiritualisme n’est pas d’aujourd’hui. On peut retrouver son origine au cours de l’Antiquité, avec Aristote et son principe moteur. Ce conflit prendra le nom de vitalisme et de mécanisme autour du 18e siècle. C’est aussi autour de cette période que le romantisme se développe en Europe, rejetant les conceptions classiques et laissant l’expression à l’irrationnel, le mysticisme, le sentiment de l’infini et de l’immensité[1]. Cette explosion artistique au sein de la littérature, la peinture, la sculpture, la musique, la politique et la danse vient renforcer ce duel historique qui continue de se perpétrer à notre époque entre matérialiste et spiritualiste.

Pourtant ce conflit n’est que l’ensemble d’une unité. Là où la science matérialiste sépare et fragmente pour analyser, puis rassemble et réunifie, les approches spiritualistes que l’on retrouve dans l’ésotérisme, partent d’un ensemble commun : Dieu, cette lumière intérieure. Celle-ci nous guide au cœur de chaque chose et nous fait ressentir sa présence en toute vie (Voir article site web). Ainsi comme l’explique Anne Jobert[2], la science a une démarche centripète (qui tend à se rapprocher du centre) tandis que l’ésotérisme à une démarche centrifuge (qui part du centre pour rejoindre l’univers.). De ce constat, cette opposition apparente se complète en réalité comme un souffle.

Ce souffle divin entre intérieur et extérieur se ressent dans la biographie des grands sages, tels que :

  • Pythagore (VI siècle av. J.-C.) qui a développé la médecine, l’astronomie et les mathématiques, mais était aussi thaumaturge, philosophe et réformateur religieux (ayant d’ailleurs fondé son école de pensée mystique nommée le pythagorisme).
  • Roger Bacon (1214-1294), ésotériste reconnu et représentant des sciences expérimentales au Moyen-Âge. Il fut à l’origine de découvertes en optique, mécanique, et en acoustique.
  • Giordano Bruno (1548-1600) développe les bases théoriques de l’héliocentrisme et ouvre les portes à la découvertes de Galilée. Il fut brûlé pour hérésie car il proclamait haut et fort son panthéisme et ses idées révolutionnaires.
  • Kepler (1571-1630), qui expliqua une rotation elliptique des planètes autour du soleil et non circulaire, croyait à une plan divin régissant le cosmos conçu par le « Grand Mathématicien » et était très versé dans l’ésotérisme.
  • Descartes (1596-1650) dédia son premier ouvrage à l’ésotérisme chrétien de la Rose-Croix.
  • Newton (1642-1727) consacra la majeure partie de son temps, non à la mécanique céleste, mais à l’alchimie opérative. Il établit notamment sa théorie de la gravitation en s’appuyant sur la doctrine alchimique des vertus attractives.
  • Max Planck (1858-1947), prix Nobel de physique en 1918, il expliquera : « Je vois la conscience comme fondamentale. Je vois la matière comme dérivé de la conscience. Tout ce que nous parlons, tout ce que nous regardons comme existant, postule de la conscience. »[3]
  • Charles Richet (1850-1935) eut le prix Nobel de médecine en 1913 pour sa découverte sur l’anaphylaxie. Il fut président d’honneur de l’Institut Métapsychique International en 1919 et président de 1930 à 1935. Il s’intéressa à la médiumnité, la télépathie, la clairvoyance, la prémonition et la psychokinèse. [4]
  • Henri Poincaré (1854-1912) mathématicien, physicien, philosophe et ingénieur français, a réalisé des avancées majeures en optique et calcul infinitésimal. Il est un des précurseur majeur de la théorie de la relativité restreinte et de la théorie des systèmes dynamiques. On lui doit la phrase : « C’est avec la logique que nous prouvons et avec l’intuition que nous trouvons ».
  • Albert Einstein (1879-1955) écrivit en 1950 : « Un être humain fait partie d’un ensemble, appelé par nous « Univers », une partie limitée dans le temps et l’espace. Il a expérimenté lui-même, ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparés du reste, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous limitant à notre désir personnel et à l’affection pour quelques personnes plus proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion, embrassant toutes les créatures vivantes et l’ensemble de la nature dans sa beauté. Personne n’est capable de réaliser cela complètement, mais la recherche d’une telle réalisation est en elle-même une partie de la libération et un fondement de la sécurité intérieure »[5]. Une conception proche de la réalisation spirituelle bouddhiste !
  • Schrödinger (1887-1961) (codéveloppeur de la mécanique quantique) était passionné par la sagesse orientale, il est notamment l’auteur de « ma conception du monde, le Véda d’un physicien. »
  • Wolfgang Pauli (1900-1958) (l’un des pères fondateurs de la mécanique quantique) collabora avec Jung sur le concept de synchronicité.
  • David Böhm (physicien & neuropsychologue (1917-1992)) explique la physique quantique comme une leçon de spiritualité.

Ainsi l’inspiration spirituelle de ces chercheurs de sagesse s’extériorisait dans une expiration scientifique qui matérialisait leur expérience. (Vous trouverez d’autres exemples de personnes célèbres aillant un état d’esprit universelle sous le terme de polymathe).

Ce même constat peut être fait à travers l’énergie vitale des Orientaux et la découverte des biophotons en physique (cf article du site). Ces particules de lumières utilisées par le vivant pour coordonner chacune de ces cellules au moyen d’une onde électromagnétique est une révélation scientifique, mais aussi une affirmation pour d’autres que le flux vital pourrait s’appeler communication intercellulaire et que son médiateur pourrait être les biophotons. L’effet Kirlian par exemple, découvert autour de 1939, (photo ci-dessous) a permis de visualiser ce que certains nomment l’aura (« Atmosphère immatérielle qui enveloppe ou semble envelopper certains êtres. »[6]).

kirlian-effet-fantome

Le débat s’est alors élancé et finalement les scientifiques ont tranché pour dire que ce n’était que simplement un effet Corona (« diffusion électrique autour d’un objet à travers les ions de l’air ») mais est-ce aussi simple ? Chaque corps vivant diffuse un flux électrique. Le cœur, notre courant alternatif privilégié, est commandé par un système neural nommé le nœud sinusal. Celui-ci diffuse jusqu’à plusieurs mètres autour de nous un champ électromagnétique [7]. Ainsi l’effet Kirlian visible grâce à l’injection d’un flux électrique de hauts voltages (20 à 60 000 volts) et d’une très faible intensité, n’est-il pas le même phénomène que l’aura des ésotéristes, devenue visible grâce à l’augmentation du voltage ?

Comme le décrivent les textes taoïstes : l’essence de vie est « l’espace, le ciel, ce qui met les choses en communication et les pénètre entièrement, le vent, le mouvement, les transformations, la respiration, ce qui est léger et s’élève, ce qui s’envole, se disperse, ce qui ouvre et brille c’est-à-dire la lumière »[8].

Ainsi vision matérialiste et spirituelle s’unifie dans la vision bouddhiste à travers la voie du Dzogchen, où la pratique de Trekchö consiste à trouver la lumière, l’eurêka d’Archimède, tandis que la pratique de Togal est de répandre cette lueur dans l’absolu afin que « la goutte d’eau rejoigne l’océan. ». On peut retrouver une pratique similaire au sein du soufisme (al-fana (l’extinction) & al-baqâ (la permanence)), de l’ésotérisme judaïque (la kabbale, avec les Qlippoth et les Sefira), & dans les Védas avec Samprajnata Samadhi (union avec objet) & Nirbija Samadhi (l’union sans graine)[9]… Et bien d’autres traditions dont je n’ai pas idée.

Une autre métaphore de l’universalité de cette vérité peut se faire par ce constat : au sein des Traditions ésotériques : « l’énergie originelle s’est fragmentée et polarisée en accouchant du temps & du monde manifesté. »[10]

Dans la mythologie égyptienne, de Noun, l’océan primordial est né toute chose. Pour les Grecs de l’Antiquité, c’est le chaos, le créateur originel. Les religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) indiquent Dieu comme principe créateur. La mythologie nordique voit la création naître de Ginnungagap, le néant originel. Le védisme nomme la semence originelle le « Purusha ». Dans les mythologies africaines, les Bambaras (peuple du Mali) décrivent le vide primordial comme créateur. (Les autres façons de voir les créations du monde sont souvent anthropomorphiques.)

Albert Einstein par sa relativité générale a réuni l’énergie, la matière, le temps & l’espace dans une même équation, montrant que le tout fait partie d’une unité originelle.

Ainsi le sacré rejoint le scientifique. L’un explique que tout vient de l’un et l’autre que l’un vient du tout.

Références : 

[1] Ilaria Ciseri, Le Romantisme, Éditions Günd, 2004, p. 13.

[2] Science et ésotérisme, dans le dictionnaire de l’ésotérisme, de Jean Servier. Ed PUF.

[3] Schwartz, S. a. (2015). Six Protocols, Neuroscience, and Near Death: An Emerging Paradigm Incorporating Nonlocal Consciousness. EXPLORE: The Journal of Science and Healing11(4), p.1

[4] http://www.metapsychique.org/charles-richet/

[5] Einstein, A. Lettre datée de 1950. Dans: Schwartz, S. a. (2015). Six Protocols, Neuroscience, and Near Death: An Emerging Paradigm Incorporating Nonlocal Consciousness. EXPLORE: The Journal of Science and Healing11(4), p.3. https://doi.org/10.1016/j.explore.2015.04.010

[6] Larousse (2018)

[7] McCraty, R., Atkinson, M., Tomasino, D., & Bradley, R. T. (2009). The coherent heart: Heart-brain interactions, psychophysiological coherence, and the emergence of system-wide order. Integral Review, 5(2), 10–115. https://doi.org/Publication No. 06-022

[8] Maspero, H. (1971). Le taoïsme et les religions chinoises. Paris, Gallimard. p.497.

[9] Introduction aux yoga-sûtras de Patanjali : Yoga-Sara-Samgraha. (2015). Erik Sablé. Ed : Le Mercure Dauphinois.

[10] Chapitre Science et ésotérisme, dans l’ouvrage le dictionnaire de l’ésotérisme de Jean Servier. Ed PUF.

L’hypnose & la méditation dans les traitements cognitifs

L’article suivant à vocation d’expliquer ma manière de fonctionner :

Aide à la personne grâce à la combinaison de plusieurs outils qui ont fait leurs preuves : les thérapies cognitivo-comportementales, l’hypnose et la méditation.

Comment maximiser le pouvoir de l’effet placebo ? Celui-ci est issu du concept de suggestion. Plus on se répète quelque chose, plus notre corps met en action cette dynamique (Kirsch & Low, 2013). Comme l’expliquent Irving Kirsch & Carol Low (2013), en hypnose, le principe de suggestion est le moyen de guider le patient jusqu’au but recherché. La seule difficulté est de contrôler son attention. Faute de cela, le pouvoir de la suggestion disparaît, car le patient n’est plus attentif à ce que l’on dit et donc ne va plus dans le sens souhaité (Crawford, 1994). Ainsi en développant le pouvoir attentionnel de la personne et en travaillant les suggestions positives pour que la personne réussisse, il est tout à fait possible de maximiser son potentiel de guérisons. Comme la méditation accroît la capacité attentionnelle et diminue les pensées négatives (Ngô, 2013), on peut conclure qu’en l’associant à des pratiques d’hypnose la personne pourrait rester concentrée tout le long de la séance et ainsi éprouver tous les bienfaits. Comme le montre une étude de 2017, 46 % des effets de l’hypnose sont maintenu dans le temps et les bénéfices s’améliorent lorsque les suggestions sont prononcées par un hypnotiseur plutôt qu’en autohypnose (Chen, Liu, & Chen, 2017). On peut aussi souligner que les thérapies cognitives et comportementales (TCC) augmentent de 70 % en efficacité quand elles sont agrémentées par l’hypnose (Kirsch, Montgomery, & Sapirstein, 1995). Par conséquent, je propose aux patients une TCC enrichie de pratique de méditation qui amplifie leur bien-être et diminue leur symptôme négatif tout en décuplant leur attention (Ngô, 2013). L’hypnose et ses suggestions vient ensuite maximiser les effets bénéfiques de la thérapie (Kirsch & Low, 2013).

En conclusion, la prise en charge des patients se déroule en plusieurs étapes (Vianin, 2012) :

  1. Analyse fonctionnelle: afin de noter les malaises du patient et lui proposer des thérapies possibles.
  2. Traitement : Mise en place de techniques de concentration basées sur la méditation et séance d’hypnose afin de faciliter l’acquisition de nouvelles compétences. À l’image des bienfaits des thérapies en réalité virtuelle (Klinger, 2006), l’hypnose favorise l’imagination pour s’immerger dans un milieu (Landry, Lifshitz, & Raz, 2017), mettant en scène les difficultés du patient. Ainsi grâce à des suggestions relaxantes, l’hypnotiseur fait traverser les épreuves négatives du patient en douceur (Schnur, Kafer, & Montgomery, 2008). Fier de cette expérience positive, le patient pourra plus facilement effectuer ses exercices à domicile (Vianin, 2012).
  3. Suivi du patient : ré-immersion dans les situations difficiles afin de le guider et réenregistrer les nouveaux apprentissages grâce à la répétition.
  4. Évaluation après la thérapie, afin d’observer le maintien des nouvelles acquisitions et de prévenir les éventuelles soucis.

Bibliographies :

Chen, P.-Y., Liu, Y.-M., & Chen, M.-L. (2017). The Effect of Hypnosis on Anxiety in Patients With Cancer: A Meta-Analysis. Worldviews on Evidence-Based Nursing, 14(3), 223–236. https://doi.org/10.1111/wvn.12215

Crawford, H. J. (1994). Brain dynamics and hypnosis: Attentional and disattentional processes. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 42(3), 204–232. https://doi.org/10.1080/00207149408409352

Kirsch, I., & Low, C. B. (2013). Suggestion in the Treatment of Depression. American Journal of Clinical Hypnosis, 55(3), 221–229. https://doi.org/10.1080/00029157.2012.738613

Kirsch, I., Montgomery, G., & Sapirstein, G. (1995). Hypnosis as an adjunct to cognitive-bahavioral psychotherapy. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 63(2), 214–220. https://doi.org/10.1037/0022-006X.63.2.214

Klinger, E. (2006). Apports de la réalité virtuelle à la prise en charge de troubles cognitifs et comportementaux. Instrumentation, 228. Retrieved from http://hal.archives-ouvertes.fr/tel-00161903/

Landry, M., Lifshitz, M., & Raz, A. (2017). Brain correlates of hypnosis: A systematic review and meta-analytic exploration. Neuroscience and Biobehavioral Reviews. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2017.02.020

Ngô, T.-L. (2013). Revue des effets de la méditation de pleine conscience sur la santé mentale et physique et sur ses mécanismes d’action. Santé Mentale Au Québec, 38(2), 19. https://doi.org/10.7202/1023988ar

Schnur, J. B., Kafer, I., & Montgomery, C. M. and G. H. (2008). Hypnosis to manage distress related to medical procedures: A meta-analysis. Contemporary Hypnosis, 25(3–4), 114–128. https://doi.org/10.1002/ch

Vianin, P. (2012). Des outils de thérapie cognitivo-comportementale pour la remédiation cognitive. Journal de Therapie Comportementale et Cognitive, 22(3), 97–103. https://doi.org/10.1016/j.jtcc.2012.06.004