Une autre vision du vivant

  1. L’orient.

Note : Cette article fait suite à celui-ci : Une compréhension occidentale de la pathologie mentale. (référez vous à cet article, si vous n’arrivez pas à suivre.)

La culture orientale a suivi les mêmes évolutions technologiques que notre culture (agriculture, métallurgie), cependant elle est restée très versée dans la spiritualité centrée sur une pratique d’adorcisme. Pourquoi ? On peut supposer que la démarche religieuse restée polythéiste au cours de l’histoire de l’asie a maintenu l’utilisation de pratiques diversifiées. Le polythéiste est une culture où l’on tolère la présence d’autres dieux dans le panthéon. Ainsi on respecte le choix de chacun alors que le monothéisme préconise la présence d’un seul Dieu et tous les autres sont rejetés (Bottéro, 1992). En occident, la religion monothéiste occidentale s’est installée avec Constantin Ier et s’est imposé avec l’élaboration de l’édit de Théodose Ier interdisant les cultes à mystères, les évangiles apocryphes (Thomas, Marie, Joseph…) et les cultes païens ainsi qu’aux destructions des

mithra
Mithra pratiquant la taurochtonie.

Mithraea, les temples pour le culte de Mithra, à l’orée du 4e siècle apr. J.-C. pour asseoir la domination chrétienne sur les autres religions. Le culte à mystère basé sur Mithra avait comme base l’idée que l’on était l’acteur de sa propre libération à travers une série d’épreuves (ce qui se retrouve dans les pratiques ésotérique), là où les textes sélectionnés par l’église catholique indique le Christ comme acteur de notre libération et notre action est de le suivre (ce qui se retrouve dans les pratiques exotérique) (Richer, 2019c). Les évangiles apocryphes gnostiques (non-canoniques) développent, comme les cultes à mystère, l’idée que chacun peut toucher au divin sans intermédiaire (adorcisme) et ainsi remet en question l’ordre clérical. L’évangile de Thomas par exemple dit § 3 (Quéré, 2014, p.119) :

Lorsque vous vous connaitrez, alors on vous connaitra, et vous saurez que c’est vous le fils du Père [Dieu] qui est vivant.

En extrême orient, le polythéisme à préserver tous ces cultes gnostiques, ainsi dans le tantrisme à travers les pratiques Aghoris, on retrouve l’idée de l’adorcisme par la mise en place de rituel réalisé avec ses excréments ou les cadavres afin de s’accoutumer à la mort et à ce qui est rejeté afin de toucher le divin en toute chose (Sadhguru, 2019a). Les Aghoris cultivent le culte de Shiva. Celui-ci a un double, une parèdre, nommé Shakti. Ensemble, il forme l’étendue du monde sensible. Shakti est la forme alors que Shiva est le fond. Shakti se métamorphose sous le flux de Shiva. C’est l’arbre qui mû par une force (Shiva) a son apparence qui se transforme (Shakti) (Michaël, 1991 ; Silburn, 1980). Cette notion se retrouve dans le védisme avec la Prakriti (la nature/Shakti) qui contient le Purusha (le divin/Shiva) (Patanjali, 1991). Ainsi dans la culture orientale, la nature contient le divin. Le divin n’est pas à l’extérieur du monde sensible, dans un hypothétique monde transcendantal comme le propose les visions de l’ecclésia monothéiste abrahamique, le divin est en Soi dans le shivaïsme (Silburn, 1980).

2. La place de la femme.

Cette forme qui contient la divine est vénérée autant que le fond (le divin), car c’est par la forme que l’on trouve le fond. Ainsi la femme a une place centrale dans le culte tantrique. C’est elle qui est l’initiatrice au culte sacré (Odier, 2002). Elle est le vecteur de toute transformation spirituelle. Cette vénération de la femme est toujours d’actualité dans les peuples nomades. Les Berbères et les Touaregs respectent la femme comme la gardienne de la tente. C’est elle qui représente l’antre, qui protège le vivant. Les tentes de ces nomades sont détenues par les femmes, comme les maisons dans les cultures matrilinéaires (Mayotte par exemple). Un homme ne peut vivre dans une tente si celle-ci n’est pas habitée par une femme. L’homme vit dehors, sous un arbre dans le cas où il n’y a pas de femmes qui le prennent en charge (Bonte, 2007). Le mythe berbère de Teryel, la femme insoumise reprend parfaitement cette coutume en expliquant comment les femmes sont devenues objet de possession avec la sédentarisation (Richer, 2019a). Le culte de la femme se retrouve au paléolithique par le mythe de la terre mère qui est relié aux notions chtoniennes (les grottes, le fond de la terre). À la différence de la vénération éolienne ou ouranienne qui est masculine (céleste, lié au mouvement et au développement), le culte chtonien est relatif à ce qui préserve et permet à la vie d’être. Les vénus paléolithiques sont autant d’odes à cette vénération de la femme (Richer, 2019b). Les cultures nomades peuvent avoir gardé ces notions de respect envers la femme, on peut voir cela chez les Amérindiens (Colin, 2014), les Berbères (Bonte, 2007) et les nomades antiques de l’Asie centrale (David, 1976). La vénération de la femme verra son déclin arriver par la sédentarisation et le Code d’Hammurabi, où la femme devient un objet de possession pour le mari. Bien que la législation la classe ainsi, on retrouve à travers la culture mésopotamienne, les récits de femmes fortes et de pouvoirs qui vont influencer la Grèce antique suite à l’invasion d’Alexandre le Grand, le macédonien. La présence de ces femmes fortes dans la culture mésopotamienne peut s’expliquer par la présence d’Ereshkigal, la déesse des enfers, gardienne de la terre, toujours présente dans leur mythologie. Les sociétés paternalistes l’ayant remplacées par une figure masculine Hadès (Grec) ou Pluton (Romain). Les filles ne souhaitant pas se marier pouvaient tout à fait faire fortune à leur compte dans la Mésopotamie antique. Cette possibilité se réduira par la prise de pouvoir paternaliste des Sémites qui diminueront progressivement le culte des femmes dans la religion, pour le voir disparaître dans le judaïsme (Bottéro, 1992). Par ce renvoi, la nature est dépossédée de sa divinité et elle devient alors la demeure de Satan et des forces que l’on doit éviter. La religion occidentale cherchera alors Dieu dans un aspect transcendantal et non plus dans le sensible. La religion tantrique garde en exergue cette vénération de la femme à travers son panthéon féminin toujours présent. Et les méditations ne se cachent pas de favoriser cette vénération pour la femme à travers la contemplation de la nature et de toutes les natures, même celle qui nous terrifie. La prise en charge du malade et du déviant par les femmes est intégrative. Là où l’homme cherche à comprendre ou développer, la femme aime, apaise et préserve (Hofstede, 1980). Les rôles sociaux féminin et masculin tendent à maintenir cette logique ancestrale (Molinier, 2010).

3. Accepter sa peur pour embrasser le monde

En développant une vision du monde plus féminine, centrée sur l’amour universel, la peur devient une émotion à travailler pour retrouver le grand Tout (Brahman) et intégrer ce qui nous terrifie dans la logique du vivant. Le Vijnana Bhairava Tantra (Odier, 1998) qui rassemble un ensemble de 114 méditations propose par exemple (p.25) :

Pendant une nuit noire et sans lune, les yeux ouverts sur les ténèbres, laisse ton être tout entier se fondre dans cette obscurité et accède à la forme de Bhaïrava.

Bhaïrava étant le grand dieu Shiva, aussi nommé le Brahman, il représente tout l’univers. Il est ce qui anime toute chose. Ainsi ce précepte propose d’affronter ses peurs afin de retrouver au sein d’eux une sensation « océanique », d’être porté par le Tout (Hulin, 2008). Dans le tantrisme, tout est sacré et l’adepte avance dans son chemin en acceptant tout comme une partie du grand Dieu (la joie comme la douleur). Le spandakarika (Odier, 2007) relate cette perfection (p.20) :

Au sens absolu, plaisir et souffrance, sujet et objet ne sont rien d’autre que l’espace de la conscience.

Ainsi il n’y a rien a enlevé, rien a ajouté, tout est déjà parfait, et cette perfection doit être touché par le pratiquant à chaque instant. On retrace cette culture comme originaire du peuple nomade marin dravidien (6000 à 2000 ans av. J.-C.). Les grandes invasions de peuplades indo-européennes ont progressivement transformé cette culture (Odier, 1998), mettant en place un processus de refus de la pensée, « un arrêt des processus automatiques du mental » que l’on retrouve dans le védisme (Patanjali, 1991). Ce passage de l’adorcisme (tout accepter comme faisant partie du Tout) à l’exorcisme (refus de certaines choses) sera remis en question au cours de l’histoire des religions en Orient. Le bouddha remettra en place cette notion de perfection qui ne sera pas toujours bien comprise par ses adeptes. Les résurgences Zen et les percées de certains sages marquants (Milarépa, Han Shan, Tsu Yun…) rappelleront cette essence divine en toute chose et réinstalleront cette pensée dans la culture orientale. Cette liberté religieuse est bien sûr à prendre avec des pincettes, car le tantrisme fut une pratique marginalisée et les pratiquants furent massacré au cours de l’histoire, mais sans jamais vraiment disparaître (Odier, 1998). C’est cette culture que les vagues hippies se sont emparées et ont ramené en Occident, mettant en place la prophétie de Schopenhauer : « La sagesse indienne, autrefois admirée par Pythagore & Platon, refluera encore sur l’Europe & transformera de fond en comble notre pensée. » (Bossi, 2003, p.36). Cette notion de perfection toujours présente en nous se développe dans la religion chrétienne avec l’idée que Dieu est en chacun de nous (Améris, 2014).

4. Comment retrouver cette perfection ?

Cette différence qui marque l’orient et l’occident, pour le premier, trouver dieu en soi et pour le second trouver dieu à l’extérieur de soi (obtenir la grâce de Dieu par ses bonnes actions) est facile à comprendre. Mais quelle est la différence flagrante générée par une recherche de solution tournée vers l’intériorisation par rapport à celles tournées vers l’extériorisation ? Comme l’explique Sadhguru (2019b) : « Le processus spirituel n’est pas un changement d’attitude ou de comportement, mais un changement fondamental dans la façon de penser, se sentir & expérimenter la vie. ». Le changement d’attitude ou de comportement serait des techniques centrées sur une recherche de solutions extérieures. Dans le cas présent, Sadhguru montre que le processus est à faire à l’intérieur de soi. Pourquoi cela ? Car en changeant sa façon de penser, on change le filtre qui interprète le monde. John Locke développe l’idée que notre façon de voir le monde est créée par les associations réalisées culturellement. Edward Lee Thorndike reprend cette idée et parle de connexionnisme. Ainsi notre développement intellectuel façonne notre perception en reliant des idées entre elles. Une image mentale de la réalité qui n’est pas la réalité se crée alors et devient notre réalité (Benson, 2014). En modifiant ses associations, on modifie notre perception de la réalité et ainsi on change notre réalité. Aussi simplement que cela, tout peut changer et notre façon d’expérimenter la vie peut s’épanouir dans plus de joie. Ce processus est celui de la méditation qui permet de remettre en question toutes nos perceptions afin de les recontacter sensoriellement. De cette expérience intime de la réalité dans sa sensorialité la plus profonde permet de ressentir un sentiment de perfection que les tantriques nomment Bhaïrava et les bouddhistes nomment Claire lumière. Cette recherche spirituelle est la recherche de l’illumination : voir toute la vie dans sa lumière originelle (Dalaï-lama, 1995 & 2000). Cet éveil se fait bien sûr progressivement. Tout d’abord, on découvre cette lumière lors d’activité qui nous épanouisse puis on généralise cette façon de rentrer en contact avec la vie et enfin on vit dans cette claire lumière. Les étapes de découverte de la lumière originelle se nomment Trekchö dans le bouddhisme (Dalaï-Lama, 2000) et Kramamûdra dans le tantrisme (Silburn & Padoux, 2000). L’étape de vivre dans la lumière est nommée Tögal dans le bouddhisme (Dalaï-Lama, 2000) et Brahmamûdra dans le tantrisme (Silburn & Padoux, 2000).

5. Vague orientale.

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Pyramide de Maslow qui reprend les besoins fondamentaux humains.

Cette vision va profondément influencer les courants psychothérapeutiques avec la recrudescence d’intérêt pour l’orient dans les années 1960 avec les vagues hippies qui s’exporteront en Asie pour expérimenter et vivre la recherche du Nirvana de l’intérieur. Cette quête et cette vision orientale de l’Homme comme faisant partie d’un Tout verra naître la psychologie humaniste dans les mêmes années (1960). Quelle est donc cette révolution dans la pensée occidentale ? Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, l’occident était centré sur une dynamique de progrès (masculine/yang) et de l’éradication des tares génétiques qui a favorisé l’émergence de l’eugénisme. La rencontre de l’orient amène le retour aux notions fondamentales, plus féminines que sont l’amour et la reconnaissance pour se développer. Ces approches, démocratisées par Maslow et Roger, prennent à contrepied les cadres rigides de prise en charge proposée par la psychanalyse et le comportementalisme qui dominait la psychothérapie de l’époque. La psychanalyse rigidifiait le futur du patient par rapport à son passé, tandis que le comportementalisme oubliait la pensée pour réduire l’observation au comportement et ainsi ne prenait pas en compte l’esprit derrière la machine. Cette vision de la vie était surement influencée par le point de vue déterministe de l’époque. L’approche humaniste redonne la part belle à l’esprit et lui redonne son libre arbitre. Il le sort ainsi du conditionnement limitant de son passé et lui propose un avenir. En s’intéressant au bonheur et les moyens de l’atteindre, la psychologie humaniste propose à n’importe quel homme, quel que soit son passé, de vivre heureux et en bonne santé à partir du moment qu’il en fait le choix (Benson, 2014).

La pensée orientale très centrée sur le développement de Soi et le retour à son équilibre intérieur aiguilleront Carl Gustav Jung pour créer sa psychanalyse, tourné vers l’épanouissement intérieur (Jung, 2005) où il redonnera la part belle à l’âme (Jung, 2009). Il sera un des précurseurs à rendre accessible la philosophie orientale dans ses thérapies analytiques et ses conférences sur le thème de la psychologie et de l’orientalisme dès 1935. La percée de Jung sur le travail de Freud fut d’ajouter le but dans l’organisation de la trame narrative du patient. Alors que la vision freudienne cantonne le patient à une vision causale, Jung ajoute l’idée que le but du patient façonne et structure les éléments du passé. Tous les souvenirs d’une personne sont modulés selon les objectifs conscients de la personne (Jung, 2009). Par exemple, si Mr X a été frappé pendant tout son primaire par Mr Y et que Mr X se destine à un avenir de professeur des écoles, par exemple, alors ce souvenir deviendra la raison d’une protection des plus faibles. Dans ce cas, Mr X verra les actions de Mr Y comme lui aillant montrer ce qui est mal. Mr Y sera alors une malédiction qu’il faut punir pour Mr X. Dans le cas où Mr X se destine à un avenir de combattant de MMA (Mixte Martial Arts) alors Mr Y sera perçu comme un déclencheur de cette destinée et peut-être comme la personne l’ayant fait découvrir son plaisir de la bagarre. Mr X verra alors Mr Y comme une bénédiction. Cette finalité comme structurant le réel de la personne est pour Jung la recherche de Dieu, qui même dans la figure du mal et de la maladie montre son vrai visage divin suite à une analyse. Pour Michel Cazenave (2017), celui qui se met en travers du chemin se dit Saitan en latin. Le terme de Satan aurait découlé de cela et se serait polarisé en mal suite à l’influence zoroastrienne dualiste sur la culture Israélienne. Ainsi Jung, voit dans le mal, le visage du bien qui donne un conseil mais qui n’est pas compris par le receveur. Jung sort ainsi d’une vision dualiste pour proposer une vision unitaire proche du tantrisme originel. Cette vision est le Unus Mundus des néoplatoniciens : le monde unifié. Pour Jung, il est essentiel que l’individu retrouve sa part divine (Purusha dans la culture Védique) afin qu’elle le guide dans le monde réel. Le conditionnement socio-culturel qui fait le moi est bien évidement considéré comme un complexe à dépasser pour toucher au divin en Soi. C’est ainsi que le moi devient le Soi, une instance qui nous dépasse et nous submerge de grâce pour nous montrer le chemin intérieur poussé vers l’extérieur (Cazeneva, 2017).

Wilhelm Reich (1999) en proposant la notion d’Orgone (l’essence de l’être), reconnectera avec le Purusha védique ou le Soi tantrique (l’essence lumineuse) et ainsi permettra une explication simple du principe de Purusha et Prakriti à travers l’orgone et la carapace. Cette dernière, construite par les peurs, inhiberait les capacités intérieures d’épanouissement. Cette idée sera reprise par tout le courant du développement personnel.

Dans ces mêmes années de découverte de la spiritualité indienne, on ne peut que faire le lien avec la définition de Jacques Lacan (1973) de l’inconscient, qui est la coupure avec l’Un originelle (« Unbegrieff », p.52). Cette notion n’est pas sans rappeler le principe de Prakriti (nature) vis-à-vis du Purusha qui est distanciation par rapport à l’Un originel (le Purusha).

Alfonso Caycedo développera la sophrologie à la jonction entre l’hypnose occidentale et la méditation orientale s’installant parfaitement dans ce rouage d’influence orientale.

Les 3es vagues de thérapie cognitivo-comportementale, un peu plus tardive, prendront en compte l’émotion du patient, installant les pratiques de méditations au sein des prises en charge. Après l’intégration de la cognition, cet espace fait à l’émotion humanise un peu plus les approches comportementales et leurs résultats avec (Cottraux, 2014).

Même la religion chrétienne a été métamorphosé. Le concile Vatican 2 du Pape Jean XXIII a transformé la religion chrétienne en 1962, en plus d’admettre qu’il y a des « éléments de vérités » dans les croyances d’autres églises, il publia des textes parmi les plus importants du concile : les déclarations Nostra aetate (mettant Dieu dans une recherche commune de l’humain quel que soit la religion employée) sur les relations avec les religions non chrétiennes, et Dignitatis humanae (la dignité humaine) sur la liberté religieuse, ainsi que les constitutions Dei verbum (indiquant que Dieu se déclare lui-même sans nécessairement d’intermédiaire) et Gaudium et spes (appelant au retrait de la suprématie humaine sur la nature et le retour au respect de celle-ci) (Le Bars, 2012). On peut noter aussi le retour de la pensée charismatique, déjà présenté dans les épîtres de Paul (I Cor. XII à XIV ; Rom. XII, 3-8) et Pierre, dans les années 1960, par le retour en des courants évangélistes et pentecôtistes. Ces courants ont comme idées que le Saint Esprit rentre en eux et cette transe sacrée donne accès par la personne à des réalisations de miracles, de guérisons et de glossolalie qui est le fait de parler la langue de Dieu mais dans un jargon incompréhensible. Ce que les prophètes font mais de manière intelligible, selon les courants chrétiens (Baladier, 2019).

Nous sommes venus à l’orient et l’orient est venu en occident comme Schopenhauer l’avait prédit. L’exorcisme comme traitement exclusif laisse place à l’adorcisme où le malade et le message de sa maladie sont pris en compte. Comme autrefois quand le chaman se faisait médiateur du message de l’esprit qui rendait malade le patient et donnait voix à cet esprit pour permettre un changement intérieur et extérieur (au sein de la société).

Les nouvelles thérapies dites énergétiques s’axent vers la compréhension psychocorporelle et font la part belle à l’énergie qui meut ce corps, impulsé par l’esprit. Dans la lignée de cette pensée, nous allons aborder les différences et les points communs entre les psychothérapies utilisées de nos jours et ainsi tenter de décrire une ligne directrice entre toutes.

Annonce: Le mois prochain, nous explorerons les psychothérapies principales afin de voir s’il y a une ligne directrice entre celles-ci. Je vous souhaite bonne continuation et au mois prochain.

Sources :

(j’ai mis toutes les sources de mon mémoire, vous trouverez surement ceux cité dans cet article).

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